Dahmani Mohand ou Lounis- James Louis, est né le 27 février 1927 à Paris d’une mère française et d’un père Kabyle

DAHMANI MOHAND Ou LOUNIS de son prénom de naissance : James Louis, est né le 27 février 1927 à Paris (France) d’une mère française et d’un père kabyle DAHMANI MOHAND LOUNIS. Il est très jeune quand son père décide de l’amener vivre avec lui au village d’AIT AICHA (Algérie, Commune Idjeur).12063478_111432892554565_6682798782811563291_n
Dans ce village typiquement kabyle, l’enfant Mohand Ou Lounis a une enfance paisible et grandit avec les autres enfants de son âge.
Mais déjà, il se démarque très rapidement d’eux par une intelligence, un courage remarquables et une sociabilité développée.
A l’âge de 15 ans, son père l’initie au métier de mâcon, et aide ainsi ce-dernier au quotidien sur les différents chantiers.

Fort de cette première expérience dans le monde du travail, il décide de partir dans la Capitale afin de travailler dans une usine de peinture et ainsi gagner un peu d’argent.
Il y restera jusqu’à l’appel sous les drapeaux en 1945. Il fera son service militaire à la Maison Carré dans la région d’EL Harrach jusqu’à ses 21 ans.Une fois, son obligation civique satisfaite, il embarque en 1949, direction la France.Il débarque à Marseille, avec la volonté de travailler et de gagner un peu d’argent et ainsi aider sa famille restée au village, du moins une partie, puisqu’il ne cherchera jamais à reprendre contact avec sa mère ou un quelconque membre de la branche maternelle, suivant les conseils de son père.

Commence alors une vie de labeur et de voyages réguliers entre la Marseille et la Kabylie, soucieux de maintenir le lien avec la Terre de son père et les siens.De retour au pays, il s’engage dans l’armée, convaincu par les effets d’une Révolution nécessaire pour l’Algérie libre.

En 1955, le Lieutenant aux armées Abdellah, vient à AIT AICHA et désigne instinctivement Mohand Ou Lounis pour être son bras droit et le charge de l’organisation stratégique et opérationnelle de la Révolution.
Par sa bravoure et son dévouement, il devient rapidement un exemple pour les autres soldats et ses compatriotes. Il milite activement et avec ferveur pour la Révolution en Algérie et tente de rallier le plus de personnes possible à leur cause, mission facilitée par son sens du contact et sa force de conviction.

Quelques temps plus tard, il fait la rencontre du grand Chahid Mohand Saïd Ait Messoud, dont la femme est emprisonnée au camp d’AIT AICHA, par l’armée française. Elle est courageusement libérée par Mohand Ou Lounis, au risque de sa vie, grâce à l’aide de sa famille et particulièrement de son père.

Avec la médiatisation de cette libération et compte tenu des risques de représailles par l’armée française pesant sur sa famille, Mohand Ou Lounis est contraint de prendre une décision très difficile pour l’enfant du village qu’il est : sa famille et lui doivent quitter AIT AICHA.

Recherché activement par l’armée française, ils trouvent refuge au village AIT SAID chez sa tante FAROUDJA NA DAHMANE, et utilise une fausse identité pour se protéger des délateurs, malgré une réputation de grand Homme déjà bien acquise dans cette région de Kabylie.

Dès 1959, le Colonel MOHAND OHDJ confie à Mohand Ou Lounis d’importantes responsabilités militaires, responsabilités qui le désigneront comme une cible pour l’armée française, toujours à sa recherche. Le jour du mariage de son cousin BOUKHLAFA au village d’IBOUYESFENE, ce dernier très discret et vigilant d’ordinaire, en sortant de la maison de la mariée, s’aventure sur la place du village (TRAHIT) et apercevant l’armée française, se précipite avertir Mohand Ou Lounis qui donnait alors les dernières recommandations pour le mariage.

S’ensuivent alors des échanges de tirs assourdissants, Boukhlafa touché par 2 balles en pleine tête, décède sur le coup, le jour de son mariage; Mohand ou Lounis seul Homme contre une armée entière résistera jusqu’au matin.Il est touché par une grenade explosive lancée par l’armée française. Il décède le 23 Novembre 1959, armes à la main. Les corps des deux chahids ont ensuite été acheminés sur la place du village où les villageois et les officiers de l’armée française ont rendu un dernier hommage militaire aux deux hommes, comme il est d’usage à cette époque.

Mohand ou Lounis laissera derrière lui, une femme de 26 ans et 2 jeunes enfants de 5 et 3 ans. Une petite fille naitra quelques jours plus tard, qui ne verra jamais son père.
« Parler de toi, c’est te faire exister ! Ne rien dire serait t’oublier… »

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