Le village Aït Salah ferme l’APC, la daïra, la Sonelgaz, l’ADE et les impôts

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Les institutions publiques du chef-lieu de la commune et de daïra de Bouzeguène (60 km à l’est de Tizi Ouzou), se sont retrouvées, pour la énième fois, bloquées par les villageois qui expriment ainsi leur colère et leur ras-le-bol face à une inquiétante panne de développement qui semble s’être installée indéfiniment à Bouzeguène avec des projets qui refusent ou peinent à démarrer.
Dimanche dernier, le village Aït Salah qui compte pas moins de 5000 habitants, est monté au créneau pour la seconde fois en moins de six mois en procédant à la fermeture de toutes les institutions publiques, entre autres l’APC, la daïra, la Sonelgaz, le service des impôts, l’Algérienne des eaux (ADE) ainsi que le service de l’urbanisme de la construction et de l’habitat (SUCH) pour dénoncer l’inertie des responsables à lancer ou relancer divers projets qui ne cessent d’exaspérer les habitants.
Dans une lettre adressée aux autorités locales dont une copie au wali de Tizi Ouzou, le comité de village mentionne de nombreux projets et non des moindres qui touchent carrément au développement du village.
Ils citent dans l’ordre de nombreux chantiers à l’arrêt comme les travaux de raccordement au gaz de ville qui tardent à redémarrer notamment le lot numéro 06 dont le chantier est à l’arrêt depuis plusieurs mois. Les villageois mentionnent le procès verbal cosigné par les autorités le 03/12/2014 et dans lequel ils formulent leur engagement à redémarrer les travaux avant le 07 décembre 2014. Au mois de mai soit plus de six mois après, rien n’a été fait, ceci alors que le village est situé à la orée de la forêt de l’Akfadou à quelques 1200m d’altitude.
Outre le gaz de ville, les villageois stigmatisent d’avantage la Sonelgaz qui fait l’objet de vives critiques face au manquement à ses promesses de réhabilitation du réseau électrique dit classique qui est pourtant pris en charge par les pouvoirs publics avec une importante enveloppe financière. Pire encore, lit-on dans la déclaration, des poteaux électriques sont inclinés à divers endroit du village en raison du mouvement des sols. D’autres poteaux sont abandonnés sur la voie publique entravant la circulation depuis des mois. Enfin le village réclame l’extension du même réseau électrique pour des dizaines de foyers privés d’électricité. La direction de l’urbanisme et de la construction (DUCH) est également vivement critiquée. Les villageois rappellent la situation du glissement de terrain qui menace le village. Les sondages effectués en décembre 2014 ne sont pas encore connus des villageois alors qu’ils devraient être livrés en février dernier.
Les villageois citent également le gèle du projet de réalisation des vestiaires du stade avec alimentation en eau potable et la promesse de pose d’un tartan. Les villageois réclament la réhabilitation du centre culturel « Ferrat Ramdane » transformé en parking. Le comité demande l’inscription du village au bénéfice d’un PPDRI et réclame enfin, de refaire les travaux bâclés dont sont incriminées trois entreprises.

Kamel Kaci

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