Mohamed Dahmani à Bouzeguène (Tizi ouzou) «L’austérité touche l’Etat, les collectivités locales et les ménages»

6n6un-Logo_El_WatanSur invitation de l’association «Tiawinine» (Les sources) du village de Wizgan, dans la commune de Bouzeguène, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou, Mohamed Dahmani, professeur en sciences économiques à l’université Mouloud Mammeri, a animé, samedi dernier, une conférence-débat sur le thème : «Austérité, causes et effets».IMG_8280

Devant une assistance nombreuse, Mohamed Dahmani a défini l’austérité comme «une politique du gouvernement consistant à prendre des mesures pour diminuer les dépenses budgétaires de fonctionnement et d’équipement. L’objectif est de réduire les déficits de l’Etat afin de limiter les risques inflationnistes.» Il dira que «l’austérité touche tout le monde, l’Etat, les collectivités locales, les ménages et l’individu», et de rassurer que pour le moment l’Algérie est loin de la crise qui touche la Grèce, l’Espagne ou l’Italie. Le professeur Dahmani dira : «Jusqu’en 2014, avec le pétrole qui coûtait 90, 100 ou 110 dollars, l’Etat dépensait 90 milliards de dollars par an.

L’excédent, c’est-à-dire ce qui n’a pas été dépensé, est versé dans le Fonds de régulation des recettes (FRR). Ce Fonds est aussi alimenté par des recettes de Sonatrach. Ce que l’entreprise n’a pas dépensé, elle le conserve dans les banques de 5 ou 6 pays étrangers. C’est grâce à ces réserves de devises, environ 250 milliards de dollars en 2014, que les effets de la chute des prix du pétrole ne sont pas ressentis.» M. Dahmani ajoutera : «Sans le FRR, la Banque centrale détentrice de tous les fonds va recourir à la planche à billets pour mettre sur le marché des billets de 1000 et 2000 DA, ce qui va créer l’inflation. Cette dernière qui était de 5% va atteindre 10 voire 15%.» L’orateur rappellera qu’en 1990 et 1993, on a fait appel au FMI pour nous prêter de l’argent afin que l’on puisse acheter des produits alimentaires avec des délais de remboursement n’excédant pas les 3 mois.

Outre les causes et les effets de l’austérité, M. Dahmani parlera des importations anarchiques qui grèvent le budget de l’Etat, alors qu’il faudrait investir dans la production en Algérie. 

Kamel Kaci-http://www.elwatan.com/regions/kabylie/tiziouzou/l-austerite-touche-l-etat-les-collectivites-locales-et-les-menages-30-03-2016-317708_144.php
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