Une Française enterrée à Bouzeguène

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Une Française âgée de 54 ans, épouse d’un Algérien résidant à Montpellier, décédée en début de semaine, en France, des suites d’une longue maladie, a bénéficié, mercredi dernier, à Ihitoussène dans la commune de Bouzeguène, 60 km à l’est de Tizi Ouzou, d’obsèques religieuses solennelles dans le strict respect des préceptes de l’islam, comme elle l’avait, depuis quelque temps, souhaité.

Des centaines de villageois, jeunes et moins jeunes, venus des différentes localités de la daïra, ont déferlé devant son cercueil pour lui rendre l’hommage qu’elle méritait. L’événement est une première dans la région, puisque c’est la première fois qu’une Française de souche est expatriée de l’Hexagone pour être enterrée en terre d’islam. L’annonce de l’enterrement de cette Française qui a choisi de reposer sur cette montagne de Kabylie, selon son vœu et celui de son mari, a fait le tour de toute la région. “Quand mon heure arrivera, c’est là-haut, sur la montagne de Kabylie, que je veux être enterrée, face à la montagne, pour la regarder”, a-t-elle demandé à son mari. “Je veux être la voisine de ma vieille belle-mère pour lui tenir compagnie, là-bas”. Lors de la veillée religieuse, de nombreux madihs (chants religieux) ont été psalmodiés, d’abord par des groupes de femmes avant que des groupes d’hommes aguerris dans l’art cantique ne leur succèdent pour se poursuivre jusqu’à l’approche de la prière d’el-Fedjr.

L’enterrement intervenu le lendemain, dernier jour du Ramadhan, n’a pas dérogé à la tradition, voire bien plus, puisqu’il concerne une Française qui a commencé à pratiquer la religion musulmane depuis plus de quinze ans. Ses enfants, tous imbus de cette religion, ont prié pour leur mère qui repose désormais, au cimetière du village, à l’ombre des chênes verts, face au Djurdjura.

C. N. O-Kamel Kaci

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