Véhicules neufs: Indisponibilité et prix excessifs

Les prix des véhicules neufs ont connu une hausse incroyable durant ces deux dernières années sur le marché. La politique des quotas et les retards accusés dans l’industrie du montage sont parmi les facteurs de cette crise. C’est ce qu’ont estimé hier des spécialistes et des responsables d’associations de consommateurs.001171

Contacté par nos soins hier, le président de la fédération nationale des consommateurs, Zaki Harizi, a affirmé que la cause directe de l’augmentation des prix réside dans le contingent quantitatif d’importation des véhicules instauré par le gouvernement depuis 2015. «Pour cette année, il a été fixé à 40 000 unités, alors qu’avant, l’Algérie importait plus de 400 000 voitures par an», indique-t-il. Les décisions du gouvernement de réguler le marché par la production locale en obligeant les concessionnaires automobiles à créer des usines de montage tarde à produire des effets positifs. Pour alimenter le marché, il y a juste les capacités de Renault et de Hyundai, mais qui sont pour le moment limitées, a ajouté M. Harizi. Selon lui, sur le terrain, un manque et des dépassements énormes ont été constatés. «L’usine Renault de Oued Tlelat à Oran devait produire normalement 25 000 unités, mais les clients se plaignent de l’inexistence totale de voitures, à savoir la Renault symbol et la Dacia Stepway», a-t-il expliqué. Concernant le premier modèle, notre interlocuteur a affirmé que son prix est de 1 550 000 Da. Pour le deuxième, il est de 1 700 000 Da chez les concessionnaires. Mais malheureusement, ils ne sont pas disponibles. «On doit solliciter un revendeur pour acheter la Dacia Stepway, mais au prix de 2 200 000 DA. Il se trouve qu’il est en mesure d’établir une carte jaune chez le concessionnaire à ton nom», précise M. Harizi. Pour ce qui est de l’usine Hyundai de Oued Tlelat, notre interlocuteur pense que les prix des véhicules sont trop élevés. Une Hyundai «i10» est proposée à 1 700 000 da, alors qu’une Accent se vend à plus de 1 900 000 DA. «De simples citadines qui ne sont même pas vendues dans les pays développés, alors que chez nous, elles sont considérées comme un luxe», a-t-il ajouté. Concernant la vente de voitures chez les différents concessionnaires, le président de la fédération de protection des consommateurs a déclaré que «ces derniers sont devenus des profiteurs et des opportunistes». Contacté hier, un spécialise du domaine automobile a fait savoir que la situation des prix des véhicules ne risque pas de changer. La première cause qui a fait grimper les prix des véhicules provient des effets de la crise économique conduisant le gouvernement à appliquer la mesure des licences d’importation de 400 000 à 32 000 véhicules. La deuxième est la baisse de la valeur du dinar, impactant directement son prix chez le constructeur automobile.
Durant les années 2012 et 2013, le concessionnaire automobile faisait la commande sur la base d’un taux de change variant de 75 à 80 dinars pour un dollar. Alors qu’en 2017, le taux de change est à 105, voire 110 DA pour un dollar, et ceci se répercute sur le prix du véhicule en Algérie.
Les droits et taxes ajoutés au dédouanement, aux frais de transport et à la TVA qui ont tous connu une augmentation ont fait augmenter au final la valeur totale du véhicule importé.
Nous avons consulté le site internet Autobus Algérie pour avoir une simple idée sur les prix des voitures. On propose la Seat Leon à 4 270 000 Da, et de plus, elle n’est pas disponible. En 2013, la même voiture était commercialisée à 2 400 000 DA chez Sovac, représentant de la marque Seat en Algérie. Concernant la Peugeot 308 puissance 1.6 HDI, elle est estimée à 3 399 000 Da sur le même site spécialisé. Deux ans auparavant, soit en janvier 2015, la même citadine était facturée à 2 365 000 DA.
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