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ACTIVITÉ ASSOCIATIVE/L’association Culturelle TIƐWININ au secours de la culture à Bouzeguène !

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[avatar user=”Salem Hammoum” size=”medium” align=”left” link=”file”]Salem Hammoum[/avatar]

La culture a , de tous temps, constitué une priorité mineure pour les pouvoirs publics en Algérie. En zone rurbaine, la situation est encore pire. Et le cas de Bouzeguene dépasse tout entendement. Pratiquement aucune activité culturelle n’est pilotée par les APC qui disposent en les centres culturels des infrastructures d’accueil assez suffisantes pour recevoir les jeunes et d’un potentiel humain non négligeable en les jeunes recrutés dans le cadre des dispositifs de pré-emploi.

Nous n’irons pas jusqu’à comparer notre pays aux autres où, par curiosité on s’ y est penché pour savoir sur ce qui se fait en matière d’activités de jeunes dans quelques petites communes de deux pays où une commune de 400 habitants dispose d’une bibliothèque de dizaines de milliers d’ouvrages de référence dans des locaux et espaces plus grands que les sièges de mairie eux-mêmes.

Et où les écoliers du primaire se voient réserver dans les plages horaires des demi-journées scolaires libres un panel d’activités culturelles aussi riches que variées comme la musique, les jeux d’échecs, la peinture , l’initiation au cinéma et à l’image, la photo etc avec des encadreurs professionnels….Cela pour les préparer à prendre la relève dans leurs pays et à gagner les batailles économiques et surfaire leur développement.

A Bouzeguene , tout comme dans pratiquement toutes les localités de la région, la culture est à vau l’eau. Elle n’est l’apanage que de quelques volontés individuelles. Les commissions culturelles auprès des assemblées attendent le Ramadhan pour proposer quelques activités qui n’ont rien avec la culture. Car la culture n’est pas conjoncturelle. Elle est continuelle. L’auteur du film « La Chine est encore loin mon fils » ne fait pas que parodier une tare collective. Il touche du doigt une réalité sordide.

Heureusement qu’il y a l’association THI3WININE de Bouzeguene-Village pour sauver les meubles. Depuis son avènement, elle multiplie les initiatives pour booster la culture dans une région qui en a terriblement soif. Elle a ramené des conférenciers de renom dans la région, des gens de toutes les sphères culturelles afin d’instaurer des traditions de culture et par voie de conséquences, de savoir et de sciences.

Sous la houlette de son café littéraire, elle réactivera dès demain ses activités en invitant un auteur Aït- Aïdeur Omar dans une rencontre autour de son ouvrage « l’université, le chaos ». Il sera suivi la semaine prochaine de Ramdane Achab, puis Hend Sadi et un Auteur Américain. Un programme royal et un plateau de choix qui, nous l’espérons, drainera du monde tant des occasions pareilles ne se ratent jamais..

C’est dire tout le mérite de cette association que les pouvoirs publics doivent aider en lui fournissant tous les moyens dont elle a besoin pour continuer à semer la culture dans le terreau Bouzeguénois encore en friche.

Salem Hammoum[show_avatar email=6 show_name=true show_email=true]

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