Fermer
68698934_2278890088889128_7136061963003494400_n

Dans le cadre des festivités commémoratives du 63e anniversaire du Congrès de la Soummam, la famille Hamache, en collaboration avec le comité du village Ath Wizgan, dans la commune de Bouzeguène, à une soixantaine de kilomètres, à l’est de Tizi Ouzou, a organisé une cérémonie en hommage au chahid Hamache Mohand dit «Mohand Ouidir», tombé au champ d’honneur en 1958 à l’âge de 34 ans. Tôt dans la matinée, la place «Timaâmart», pavoisée aux couleurs de l’emblème national, devenait progressivement l’épicentre d’une attraction populaire.

Des femmes déclamaient des chants patriotiques en lançant, épisodiquement, des youyous stridents. Aux environs de 9h, une gerbe de fleurs a été déposée devant le mémorial du village, puis une minute de silence a été observée. La foule s’est ensuite dirigée vers le tombeau du chef de la Wilaya III historique, le colonel Mohand Oulhadj, pour un recueillement à la mesure de l’homme qu’il fut.

Le chahid Hamache Mohand est né en 1924 à Wizgan. Son épouse, Ouerdia Hamouma, plus connue sous le pseudo de Yemma Khlouf» elle aussi vaillante moudjahida, se fera connaître par sa grande générosité et son adhésion à la Révolution à laquelle elle affectera de nombreux biens et contribuera grandement à la lutte de Libération nationale. De leur union, naquirent deux filles, qui demeurent de dignes héritières de leurs héroïques parents.

Après son certificat d’études, obtenu à l’issue de sa scolarité à l’école d’Aït Ikhlef, il se rendit en France pour poursuivre ses études et y travailler. Il acquit plusieurs autres biens, dont celui d’un restaurant à Marseille, qui deviendra, par la suite, un lieu de rendez-vous des militants du PPA-MTLD.

Militant de la Fédération de France du FLN, il organise, au déclenchement de la Révolution, de nombreux transferts d’éléments intègres, via la Tunisie, pour renforcer les maquis de l’ALN avant de les rejoindre à son tour. Très qualifié dans les soins infirmiers, il apportera secours à de nombreux blessés de la guerre. Il participa au sein de l’ALN à de nombreuses opérations militaires, qui lui permirent de récupérer des armes et des munitions. Il tomba au champ d’honneur en 1958, dans un lieu resté, à ce jour, inconnu.

Kamel K. EL WATAN

Mots clés : Une
Rédaction

L'auteur Rédaction