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Le pont d’Azaghar, dans la daïra de Bouzeguène, constitue un véritable danger pour les automobilistes.

Construit il y a une trentaine d’années, il suscite aujourd’hui une certaine inquiétude au sein de la population, depuis la transformation de la piste agricole en chemin intercommunal, devenant ainsi un raccourci vers le chef-lieu de wilaya.

Durant toute l’année, mais surtout en hiver, avec les crues de l’oued Boubehir, le pont ne cesse d’enregistrer des accidents. Le dernier en date s’est produit dans la nuit de mercredi à jeudi derniers, quand une voiture a été emportée par les eaux avec ses deux occupants, qui ont heureusement eu la vie sauve. Cet énième accident a encore ravivé la peur, et la population de Bouzeguène dénonce énergiquement les négligences des pouvoirs publics, qui ne semblent pas mesurer le danger que constitue l’architecture archaïque du pont bâti sur des buses d’un mètre de diamètre et régulièrement obstruées par des troncs d’arbres charriés par la déferlante des eaux.

Ce pont, qui est à peine à un mètre du lit de l’oued, est régulièrement submergé par les crues à chaque  intempérie et fait courir des risques aux automobilistes qui s’aventurent à le traverser. Certains piétons avouent ressentir des vibrations en s’arrêtant sur ce pont, qui ne dispose même pas d’une rampe métallique de sécurité pour s’agripper en cas de danger. Par conséquent, ce n’est pas trop demandé de pratiquer une expertise qui déterminera, à coup sûr, sa fiabilité. En tout état de cause, le wali, qui s’est déplacé à Azaghar, aurait promis de financer la reconstruction de cet ouvrage à risque. 

Kamel K. ELWATAN

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