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Au dessus du vieux dispensaire de Bouzeguène , on sonne chez Monsieur Baziz Hammache , « sculpteur « , puis on rentre par la porte coulissante . Là, est l’atelier de Dda Baziz , baigné de lumière et vivant de sculptures.

On entre dans l’atelier comme dans une scène d’un film , ici, Dda Baziz ne porte pas la grande barbe blanche, ni même la grande blouse de travail, il est de grande taille, en pantalon de ville, le cheveu grisonnant , mais à contempler dans l’atelier ces bustes de plâtres, ces personnages aux visages saillants, ces visages grimaçants et cet homme inachevé, tordu dans une matière qui ressemble a de l’argile, on s’étonne tellement que Dda Baziz n’ait pas le premier sculpteur algérien à avoir pu exposer dans une grande galerie parisienne.

Après une formation aux Beaux-arts d’Alger et côtoyer le grand maitre Issiakhem , l’artiste fait « des travaux de commandes et de commanditaires » et laisse enfin s’exprimer ses talents propres. Un choix voulu, mais dur : « car c’est une discipline trop physique. »

Avec précision et pédagogie, Baziz Hammache explique toutes les étapes avant que ses hommes de plâtre ou dans d’autres matières souvent inspirés de notre histoire ou par nos hommes de la région se figent sur leur socle et s’exposent : d’abord la matière, travaillée pendant des semaines, des mois, articulée autour d’une structure de métal aux proportions mathématiques mesurées, puis moulées dans le plâtre. Moule qui sert à fabriquer un autre moule puis un autre en cire, dans laquelle l’artiste va pouvoir couler sa statue.Un métier difficile, rigoureux, physique, technique mais aussi sacrément esthétique quand il est exercé par un artiste de talent, au don indiscutable qu’est Monsieur Baziz Hammache.

Son atelier croule sous des œuvres de toutes tailles. L’artiste balaie le désordre ambiant d’une excuse , c’est pourtant un vrai bonheur pour les yeux et m’explique qu’il est en pleine préparation d’une statue de cinq mètres à livrer prochainement. Il travaille le plâtre, la terre cuite et souhaite perfectionner son art en travaillant le bronze. Il enseigne aussi son art, ayant à cœur de transmettre ce que lui ont enseigné ses maîtres a son fils Juba.

Son œuvre a investi Bouzeguène et sa région. Son projet : créer une école sur Bouzeguène , transmettre son savoir de la sculpture monumentale. Reste à trouver maintenant le lieu capable d’accueillir une telle œuvre et surtout le mécène pour une belle et réelle exposition de cet artiste rare !

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