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Les émigrés de Bouzeguène, jadis plus enclins à venir passer leurs vacances dans leurs villages, semblent aujourd’hui beaucoup moins enthousiasmés, préférant rester dans le pays de l’émigration plutôt que de revenir au bled.

Habituellement, les premières familles débarquent dès le début du mois de juillet, voire avant, notamment pour les retraités vivant en France, qui arrivent à l’avance pour préparer l’arrivée du reste de la famille. Aujourd’hui, on ne se bouscule plus aux aéroports.

Les conditions économiques de nombreuses familles ont totalement changé la donne. La cherté du billet d’avion y est certainement pour quelque chose, mais aussi et surtout la chute de la monnaie européenne qui a amorcé dernièrement une dégringolade.

Les émigrés sont très pointilleux à ce sujet. Avec un taux amoindri, ils préfèrent rester en France, quitte à sacrifier leurs vacances. «Avant, quand je venais en au pays, je passais des vacances de rêve. Les denrées alimentaires n’étaient pas chères tout autant que le carburant. Avec 1000 euros, que j’échangeais en petites sommes, je ne me privais de rien.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui, où les prix des produits alimentaires sont quasiment alignés à la valeur de l’euro. Ce n’est plus pareil», nous explique un père de famille originaire de Mezeguene, dans la commune d’Illoula Oumalou, qui nous informe qu’il gagne bien sa vie dans une entreprise de bâtiment.

Économiquement, les émigrés vivent difficilement en exil, étouffés par les loyers chers, les taxes et les impôts. «On souffre là-bas pour mettre de côté un euro», s’exclame un retraité. Il y a quelques années, des émigrés finançaient, à eux seuls, des projets pour leurs villages. Aujourd’hui, ils contribuent à hauteur de ce que paient les simples citoyens du village.

Pour cet été, il semble que la grande majorité des émigrés ait reporté ses vacances pour le mois d’août, afin de prendre part à la fête de l’Aïd avec la famille et les proches.

Elwatan-Kamel K

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