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Bouzeguène : les vacances sont terminées pour les émigrés

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Les émigrés de la région de Bouzeguène, de France, du Canada, des USA ou d’ailleurs, et qui ont été relativement nombreux cet été à revenir se ressourcer dans leurs villages, reprennent, depuis une dizaine de jours, le chemin du retour. C’est d’ailleurs avec un pincement au cœur qu’ils quittent leurs villages respectifs après les deux ou trois semaines passées auprès des leurs.

Les émigrés qui étaient arrivés à la veille de la fête de l’Aïd, étaient pour la plupart des retraités ou des salariés venus seuls. Il faut dire que la cherté des billets d’avion était fortement dissuasive. Les salariés, tout autant que les étudiants, ne pouvaient se permettre de consacrer 700, voire 900 euros au niveau des agences d’Air Algérie pour acheter un billet. Certains, qui voulaient à tout prix venir au pays à moindres frais, ont trouvé l’astuce de passer par l’Espagne par route et de prendre le bateau vers Alger. Cela leur a permis d’économiser plus de la moitié du prix du billet.

Aujourd’hui, les opportunités ne sont plus en appoint pour les émigrés, avec les nombreuses taxations qu’ils supportent, comme la hausse du loyer, de l’électricité, du gaz, etc. Tout n’est pas rose pour les émigrés et les temps où ils venaient au secours de leurs villages sont bien loin. Ils contribuent beaucoup moins qu’avant dans les projets de la communauté villageoise et parfois ne payent même pas les cotisations dont ils sont redevables au comité de village. La crise, qui était au début très latente, est aujourd’hui plus que jamais réelle, à telle enseigne que certains émigrés qui venaient au village chaque été ne le font désormais qu’une fois tous les 3 ou 4 ans. Toujours est-il, la présence des émigrés procure à leurs proches une grande joie. Les émigrés apportent toujours un plus dans l’entourage familial. Ils étaient à l’origine de l’amélioration des conditions de vie, notamment la construction de belles maisons.

Au village, l’émigré retrouve le temps de relancer des travaux, de modifier son habitation, mais aussi de prendre part aux réjouissances des fêtes de mariages, des tournois de football, les festivals de l’été…

El watan-Kamel K

 

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