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Bouzeguène : Les villageois ferment l’APC et la daïra

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Les habitants du village Aït Salah dans la commune de Bouzeguène (60 km à l’est de TiziOuzou) ont fermé, depuis dimanche dernier, les sièges de l’APC et de la daïra pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur leurs conditions de vie.

Les villageois entendent protester contre le non respect des engagements des autorités locales dans la mise en œuvre  des différents projets de développement qui restent indéfiniment gelés. Dans de nombreuses affiches collées à divers endroits du chef-lieu de la commune, les villageois ont réitéré leur ras-le-bol face à ce qu’ils considèrent comme un déni de droit à bénéficier de leur part de développement.

Cet affichage fait suite à une lettre ouverte adressée à toutes les autorités dont le wali de TiziOuzou pour dénoncer le non respect des engagements pourtant consignés dans le procès verbal du 03/12/2014 et cosigné par toutes les parties concernées. Dans la lettre, les villageois citent une litanie de préoccupations qui tarabustent les quelques 5000 habitants de ce village niché en altitude, à la lisière de la forêt de l’Akfadou. Ils citent d’emblée l’arrêt des travaux de raccordement en gaz de ville du lot N° 06 du village, alors que dans le PV, les travaux devraient reprendre le 7 décembre 2014. Plus de 5 mois après, rien n’a été fait.

La Sonelgaz fait également l’objet de vives critiques face au délaissement du projet de réhabilitation du réseau électrique, dit classique, à la prise en charge des pilonnes inclinés, à l’enlèvement de ceux qui sont laissés à l’abandon dans le village entravant la circulation et enfin à l’extension du même réseau électrique pour des dizaines de foyers. La direction de l’urbanisme et de la construction est également vivement fustigée suite à la non-livraison des résultats des sondages effectués en décembre dernier.

Les villageois citent également le gel du projet de réalisation des vestiaires du stade avec alimentation en eau potable et la promesse de pose d’un tartan.   Les villageois incriminent  trois entreprises responsables d’un travail bâclé dans divers projets. Les habitants demandent, enfin, l’inscription de leur village au bénéfice d’un PPDRI et la réhabilitation du centre culturel «Ferrat Ramdane». Les villageois restent déterminés à maintenir leur mouvement dans la durée jusqu’à satisfaction de leurs exigences.

Kamel K.Elwatan.com

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