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Bouzeguène (Tizi Ouzou) La ville croule sous les ordures

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     La situation environnementale qui prévaut au chef-lieu communal et de daïra de Bouzeguène ne cesse d’inquiéter les habitants qui assistent, impuissants, à la prolifération des décharges en plein centre-ville. La plus importante d’entre elles a pris naissance, il y a plusieurs mois, au centre-ville, à proximité de l’ex-Souk El-Fellah. 

    Entourée d’une centaine de locaux commerciaux, la mosquée, la cité des 56-Logements, la cité CNEP et une station de fourgons, cette décharge est souvent mise en feu, même en pleine canicule, et dégage ainsi des odeurs suffocantes et nauséabondes de plastique et autres matières brûlées. Ce qui n’est pas sans causer constamment des désagréments aux riverains.

    La décharge s’agrandit autour de tonnes de blocs de béton et de ferraille abandonnés sur place, qui constituent un véritable danger pour les passants. “Par pitié, écrivez et transmettez nos souffrances, car il est inacceptable de tolérer ce laisser-aller au XXIe siècle”, nous interpellent à chaque fois les habitants, qui soulignent que des situations pareilles sont visibles dans plusieurs endroits de la ville et de sa périphérie. Des déchets jonchent, en effet, les trottoirs à longueur de journée. La nuit, c’est au tour des chiens et des chacals de reprendre le terrain.

    La pitance prolifère à souhait. La dangerosité de ces animaux oblige les promeneurs à se munir de torches en raison des rues plongées totalement dans le noir, notamment au quartier de Takoucht Ath Aakra, complètement abandonné et où l’éclairage public n’existe pas. Un agent communal chargé de la propreté de la ville tente tant bien que mal, avec des moyens dérisoires, d’enlever les déchets et les bouteilles en plastique jetés à l’emporte-pièce par des passants. Nombre de poubelles métalliques suspendues sur des candélabres ne disposent même pas de fond, et d’aucuns s’interrogent à quoi elles servent dans ce cas-là.

    À l’arrêt de fourgons d’Ibouyesfène, les ordures s’entassent sur le trottoir et débordent sur la route, obligeant les piétons à les contourner. Pourtant, l’APC débourse, rubis sur l’ongle, plusieurs centaines de millions de centimes annuellement pour le ramassage et l’acheminement des ordures jusqu’au CET d’Oued Falli. Le drame pour les habitants de Bouzeguène est que même lorsque des opérations de ramassage sont effectuées, des odeurs nauséabondes continuent durant plusieurs heures à se dégager des importants restes de déchets laissés après le passage des camions.

    KAMEL NATH OUKACI-liberte-algerie

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