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Bouzeguène (Tizi-Ouzou) Le bureau de poste d’Aït Ikhlef à l’abandon

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     L’état de la bâtisse qui abrite l’unique agence postale d’Aït Ikhlef (commune de Bouzeguène) ne cesse de se dégrader, offrant une image des plus hideuses. Avec son plafond presque totalement arraché, son sol inondé à la moindre averse et ses murs abîmés par les infiltrations d’eau, cette agence postale offre une image répugnante aux usagers qui viennent effectuer des opérations diverses. Ayant amorcé sa descente aux enfers depuis bien longtemps, cette agence postale est devenue un cauchemar, surtout pour ses propres employés qui se retrouvent, notamment en hiver, dans l’obligation de déplacer les documents administratifs et souvent même le matériel informatique de peur des courts-circuits sur les réseaux. 

    L’exiguïté de l’espace intérieur est aussi problématique pour les usagers et les employés. Ces derniers se retrouvent dans une sorte de confinement en permanence. Pour retirer leur argent, notamment lors du versement des retraites et des salaires de la Fonction publique, des files monstres se forment sur des dizaines de mètres devant cette agence, qui constitue désormais un véritable supplice pour les trente mille habitants des quatre communes que compte la daïra de Bouzeguène. Avec toute la volonté du monde et un dévouement sans faille, les caissières se retrouvent littéralement débordées par une foule piaffant d’impatience.

    Souvent des clients insatisfaits ronronnent des chapelets de récriminations à l’endroit des travailleurs. Toute possibilité d’agrandissement est anéantie par le manque de terrain. Pis encore, en l’absence de facteur, le courrier n’est plus distribué dans les villages. Ce sont les villageois qui viennent le chercher avant de l’abandonner dans un café ou dans une épicerie du village. On ne peut pas évaluer le nombre de lettres qui n’ont jamais été reçues par leurs destinataires. Les retraités de France se plaignent souvent de ne pas recevoir les certificats de vie, indispensables pour la poursuite du versement de leur retraite.

    Selon des indiscrétions, les sollicitations pour l’affectation de personnels supplémentaires sont restées lettre morte. Cependant, le personnel au guichet semble constamment dépassé. Visiblement même surexploité. Les guichetières expriment à demi-mot leur malaise, car elles ne peuvent pas se charger de toutes les opérations. Devant cette situation, employés et population de Bouzeguène ont décidé d’interpeller les responsables à tous les niveaux pour prendre des mesures urgentes, afin de mettre un terme à cette situation qui n’a que trop duré. 

    KAMEL NATH OUKACI-liberte-algerie

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