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Bouzeguène (Tizi Ouzou) Le lycée Mohand-Oulhadj en proie à l’instabilité

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    Curieusement, le lycée Colonel-Mohand-Oulhadj est doté d’un dortoir qui n’a jamais été occupé par les élèves, mais pas de logements de fonction pour le personnel d’astreinte. C’est pourquoi personne n’accepte de venir travailler dans cette zone pour ensuite faire, chaque jour, des va-et-vient usants à la longue.

    Depuis la rentrée scolaire effectuée le 21 septembre dernier, le lycée Colonel-Mohand-Oulhadj de Bouzeguène continue de fonctionner sans surveillant général et sans censeur. Deux postes pivots qui n’arrivent plus à être comblés. Selon des sources au sein de cet établissement, la direction de l’éducation n’a, pour le moment, pas trouvé le personnel pouvant combler le vide. Pour pallier à ce problème, mais de commun accord avec la direction de l’éducation, trois adjoints d’éducation ont été réaffectés au travail administratif pour combler, notamment, le manque de surveillant général et celui de censeur des études. Cette décision n’est pas du goût du restant des adjoints d’éducation qui se retrouvent en surcharge horaire de travail, sans aucun moment de répit pour prendre en charge plus de 600 élèves en système de demi-pension.

    L’adjoint d’éducation a un rôle très précis, c’est celui de veiller à la vie éducative, administrative et sécuritaire des élèves, dans la cour, pendant les cours, à la cantine, durant les interclasses jusqu’à la fin de la journée. Cette décision de réaffectation des adjoints à une tâche pour laquelle ils ne sont pas formés, n’est pas temporaire, avons-nous appris, au niveau de l’établissement, elle a été décidée pour durer, sans doute jusqu’à la fin de l’année. Ce récurrent problème de manque de personnels administratifs, à l’instar du proviseur, du censeur ou du surveillant général est vécu, depuis plusieurs années comme un cauchemar.

    En l’absence de logements d’astreinte, aucun n’accepte de venir travailler pour ensuite faire, chaque jour, le va-et-vient. Tous viennent des autres daïras de la wilaya et le plus téméraire parmi eux, tiendra à peine une année avant de repartir. Curieusement, le lycée Colonel-Mohand-Oulhadj est doté d’un dortoir qui n’a jamais été occupé par les élèves, mais pas de logements de fonction pour le personnel d’astreinte. Pour sa part, l’association des parents d’élèves a adressé un courrier, dont nous détenons une copie, pour réclamer l’affectation urgente de ces personnels administratifs manquants non sans menacer la tutelle de recourir à des actions radicales. Dans leur courrier, les parents évoquent également l’insuffisance de chauffage dans les classes où les élèves grelottent de froid dans cet établissement laissé quasiment à l’abandon.

    KAMEL NATH OUKACI-liberte-algerie

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