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Bouzeguene

Bouzeguène (Tizi Ouzou) Rachid Oudali, P/APC et éboueur volontaire

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     Fraîchement élu P/APC de Bouzeguène sur la liste du RCD et avant même d’être installé, Rachid Oudali tient parole et passe à l’action pour s’attaquer au grave problème des ordures qui jonchent de larges espaces du chef-lieu communal et des autres villages de la commune.
    Accompagné d’un groupe de volontaires dont l’initiateur du projet citoyen pour la protection de l’environnement, Mouloud Boukella, le nouveau P/APC mobilise un engin privé et met son propre camion au service de la communauté. Il s’attaque au site le plus pollué de la commune de Bouzeguène, l’ex-Souk El-Fellah, devenu une tache noire de la commune avec son dépotoir indélébile, où l’on y trouve des déchets de toutes sortes, notamment des sachets noirs, des meubles usés, des ossements de bêtes, des blocs de béton, du fer rond, des ferrailles de véhicules et des caisses d’emballage. Malgré son léger handicap au pied, le maire est le premier à se mettre au travail et à donner l’exemple. Il ne donne aucune directive pour ne pas donner l’impression d’être le chef. Des déchets qui étaient là depuis des années ont été remués, rassemblés et chargés sur un camion pour être transportés vers le CET. Rachid Oudali s’attaque à la plus vieille “forêt vierge”, près du Centre culturel Ferrat-Ramdane, où personne n’a mis les pieds depuis plus de trente ans.

    Pour de nombreux citoyens de la commune de Bouzeguène, Rachid Oudali, la cinquantaine, est un personnage singulier. Président du comité du village de Sahel depuis plusieurs années, Rachid aura accompli une véritable “révolution” au sein de son propre village où il fallait changer les comportements et les mentalités par la sagesse, mais aussi par la fermeté dans les décisions. “Pour réussir, c’est ça ou rien”, ne cessait-il de répéter. Il a finalement réussi dans sa mission en transformant radicalement son village, surtout que les villageois ont fini par adhérer à son programme d’action.
    Ancien militant de base du RCD, Rachid devient, au fil des années, un phénomène politique à Bouzeguène. Visage taciturne, peu souriant, il se distingue par son courage, ses actions réussies et ses interventions enflammées dans les meetings. Sur insistance de nombreux militants du RCD, il se présente comme tête de liste et mène alors une bonne campagne électorale avec des militants mobilisés et dévoués. Pendant vingt-et-un jours, il fait le tour de 24 villages où il a développé un discours d’espoir, mais aussi de défis qu’il s’engage à relever quitte à se faire détester. Il répète toujours le même slogan : “Le bien-être n’a pas de prix, il faut heurter les mentalités figées. La commune a besoin de tous ses enfants et chacun doit donner du sien pour aller de l’avant.” Il arrache le plus grand nombre de voix dans ce scrutin qui lui permet donc de présider aux destinées de la commune durant les cinq prochaines années, et ce, au grand bonheur de la population de Bouzeguène qui avait certainement besoin d’un homme de poigne pour remettre de l’ordre dans la commune.

    KAMEL NATH OUKACI/Liberté

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