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Bouzeguène Une campagne oléicole prometteuse

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    La campagne oléicole s’annonce prometteuse, en dépit de la faible pluviométrie de ces dernières semaines.

    Il est vrai que les oliviers ont grandement souffert de la canicule, mais le fruit a résisté. Les olives restent toutefois peu charnues, mais les tiges et les branches sont excessivement chargées de ces précieux fruits qui ont atteint leur maturité et devront faire la joie de nombreux ménages.

    Cela explique l’engouement que manifestent les familles, depuis deux semaines, en se rendant dans leurs champs, en grand nombre, pour préparer la saison de la récolte qui ne saurait tarder, si elle n’est déjà entamée. Le prix de l’huile d’olive va certainement se stabiliser et peut-être même diminuer un peu, car les stocks vont exploser. A 750 DA le litre la saison dernière, on peut espérer une baisse à 700, voire à 650  DA /litre au niveau des huileries.

    En tout cas, les ménages vont mettre à profit leurs récoltes qui constituent, depuis longtemps, leur principale source de revenus. L’euphorie laisse place à la résignation de la saison dernière, qui a été des plus modestes en matière de récolte. Les derniers incendies de forêt ont mis à mal le patrimoine oléicole de la région. Un arbre brûlé, même superficiellement, met au moins deux à trois ans pour reconstituer les tiges et le feuillage.

    Chaque matin, des groupes de femmes et d’hommes, munis du matériel de nettoyage, entre autres, râteaux, sécateurs, herses, etc., rendent visite à leurs oliviers et procèdent au nettoiement des sols, en dessous des oliviers, pour faire place nette à une bonne récolte. Chaque olive tombée doit être récoltée avec soin et aucune ne doit se perdre sous un quelconque buisson ou pierre, c’est la condition sine qua non pour une meilleure rentabilité. Cependant, les statistiques que nous fournissent chaque année les services agricoles semblent peu crédibles. Que la saison soit bonne ou mauvaise, ce sont toujours les mêmes chiffres qui sont livrés, fulmine un agriculteur bien informé, précisant que  «les 17 à 30 quintaux de récolte à l’hectare en 2015, sont les mêmes en 2016, et cette année, on verra encore les mêmes chiffres, alors que la saison nous paraît bien meilleure que l’année dernière».

    C’est indéniable que les estimations fluctuent au gré des saisons, mais aussi grâce au travail fourni par les agriculteurs. Les programmes de développement agricoles et ruraux, notamment le FNRDA, profitent très peu aux agriculteurs et aux familles qui souhaitent renouveler ou enrichir leur patrimoine oléicole. Les services agricoles de l’APC distribuent chaque année des milliers d’arbres, mais sont-ils réellement plantés et entretenus ? Le manque de suivi engendre des pertes très conséquentes.

    C’est bien connu que lorsqu’on achète un plant à 200 DA, on en prend soin mieux que lorsqu’il est fourni gratuitement. Les nouveaux plants sont fragiles. Il faut les arroser plusieurs fois en été et les protéger contre le gel et la neige en hiver. Sans ces précautions, les plants survivent mal ou pas du tout. La greffe de l’oléastre semble la mieux indiquée, si elle est réussie, nul besoin d’arrosage en été, il faut juste protéger le greffon des fortes chutes de neige.
    Kamel K/SOURCE

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