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Délivrance des permis de conduire à l’apc de BouzeguÈne (Tizi Ouzou) La grande pagaille

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    Les candidats qui ont réussi leur examen d’autoécole ont de plus en plus de mal à récupérer leur permis de conduire aux guichets de la mairie de Bouzeguène (wilaya de Tizi Ouzou), qui sont quotidiennement assaillis dans une ambiance généralement tendue et marquée par le stress, la colère et la réprobation des demandeurs. 

    Dans cette mairie, a-t-on appris, quelque 550 dossiers sont en instance d’établissement, mais la délivrance des permis de conduire continue à s’effectuer au compte-goutte. Chaque jour, des dizaines de personnes, hommes et femmes, viennent réclamer le précieux document qu’ils attendent, pour certains, depuis six mois. Des cris, des contestations, des chamailleries fusent du service communal des permis, entre les protestataires et les responsables du service qui semblent dépourvus d’arguments pour apaiser la colère des personnes en attente du précieux document.

    Le président de l’APC, conscient du problème, descend chaque fois de son bureau pour calmer les esprits déchaînés qui ne comprennent pas cette situation. “J’attends le renouvellement de mon permis depuis le mois de janvier. Je roule avec un récépissé qui n’est pas valable pour établir un constat d’accident, car il n’y a pas de numéro de permis dessus. Je le dis, car certains sont confrontés à ce problème de numéro de permis pour établir un constat”, peste un citoyen.

    Un autre conducteur exhibe un récépissé complètement usé. “Le récépissé n’étant pas valable au-delà de trois mois, j’éprouve de l’appréhension chaque fois que je me retrouve devant un barrage de contrôle. Je m’estime heureux de ne pas avoir été contrôlé, et la gendarmerie se montre parfois indulgente face à cette situation quelque peu bizarre, mais jusqu’à quand ?”, s’interroge-t-il. Incompréhension aussi chez cet autre conducteur titulaire d’une licence de transport d’urgence des malades. “J’ai arrêté mon véhicule, car je ne peux pas m’aventurer avec des malades et leurs accompagnateurs. Conduire avec un récépissé avec des passagers de ce genre est fortement risqué. Que faire s’il m’arrive quelque chose ?”, se demande-t-il.

    Il faut savoir que de nombreuses personnes qui se trouvent dans cette situation ont vécu des mésaventures et des désarrois à divers degrés de gravité, car le récépissé ne garantit pas la solution à tous les problèmes de la route. En attendant d’obtenir le titre officiel, ce fameux document rose, les conducteurs, dont le nombre gonfle de jour en jour, prennent leur mal en patience.

    KAMEL NATH OUKACI-liberte algerie

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