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Djef At Wecrif : L’homme qui écrivait des poèmes pour oublier ses peines

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Qui ne connait pas Cherifi Djaffar (Djef At Wecrif pour les intimes) ? Il est plus célèbre que le loup blanc. Il a des milliers d’amis virtuels sur Face book et des milliers d’autres rencontrés lors des rencontres culturelles aux quelles il est toujours convié avec sa flûte et sa camera. Il a sillonné la Kabylie sans oublier Oran, Batna et les autres villes.

Avec sa petite taille, sa moustache bien fournie, sa barbe blanche, sa démarche nonchalante et ses lunettes d’intellectuel, il ressemble à un père Noel Kabyle qui distribue des blagues et des sourires.

Djef At Wecrif est un homme de culture aux multiples talents : poète, flutiste, comédien, photographe…Il a toujours une camera en bandoulière, prêt à immortaliser les souvenirs des gens, des paysages, des animaux, des objets, des artistes…

Pour en savoir davantage sur ce personnage altruiste et sympathique, je lui ai donné la parole, écoutez la voix du poète :

« Je suis né en 1959 à At Saleh. Mon père exerçait les fonctions d’imam dans ce grand village. En 1962, ma mère décéda et nous retournâmes à notre village natal At Yighil n Tizi Boa. Il m’a fallu attendre 1984 pour voir la photo de ma mère pour la première fois.

J’ai continué mes études au C.EM Zaidat Ahmed d’Azazga puis au lycée Chihani Bachir d’Azazga. Ma scolarité secondaire coïncidait avec l’avènement du printemps Amazigh de 1980 qui m’a ouvert les yeux sur le déni identitaire et culturel de la Kabylie et de la Numidie.

J’étais doublement orphelin de ma mère et de ma langue maternelle. Heureusement, la poésie est venue panser mes blessures. J’écrivais des poèmes pour revendiquer la liberté, la démocratie et une mère-serait-elle virtuelle- pour me donner un petit sourire, une mère de tendresse.

Plus tard, je devins un instituteur d’Arabe à l’école primaire du village d’Achallam (Ifigha). “Je profite de l’occasion pour saluer chaleureusement tous les citoyens de ce village. ”

Par Hammar Boussad

Mots clés : Une
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