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Culture loisirs

Entretien imaginaire avec Kamal Daoud

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    H.B : Azul a Mass.Kamal Daoud !

    K.D : Azul ! C’est le seul mot que je connais dans la langue Amazigh.

    H.B : Vous aviez animé une conférence à Bouzeguène à l’invitation de l’association culturelle « Tiewinin ». Quels souvenirs gardez-vous ?

    K.D : Oh ! C’était formidable ! Je me souviens la salle était archi -comble. Les kabyles ont un engouement incroyable pour la littérature.

    H.B : Alors, ce n’est pas la peine de vous présenter aux lecteurs du Bouzeguène Post. Vous êtes un écrivain connu et reconnu dans le monde entier.

    K.D : Okay, vous pouvez passer directement à la question suivante.

    H.B : Vous aviez gagné le prix Goncourt de littérature. Est-ce que vous rêvez de gagner aussi le prestigieux prix Nobel ?

    K.D : L’appétit vient en mangeant et le rêve n’a jamais tué personne.

    H.B : Rachid Boudjedra prétend que vous n’aimez pas l’Algérie ?

    K.D : L’ère du patriotisme bête et gratuit est révolue. Quand le pouvoir algérien viole la constitution, je revendique le droit de le détester. L’Algérie que j’aime reste à écrire, rêver et dessiner.

    H.B : Dans votre livre « Les psaumes », vous dites que les livres ont le pouvoir miraculeux de prolonger la vie. Est-ce une manière originale d’inciter les algériens à la lecture ?

    K.D : Rires ! Certains algériens sont pressés d’aller au paradis ou ils pensent retrouver des livres qui lisent et s’écrivent tous seuls avec une seule langue (l’Arabe) et un seul sujet (la grandeur du bon Dieu et la beauté des 72 vierges promises aux musulmans).

    H.B : Certains Kabyles revendiquent l’indépendance au singulier et vous, vous parlez des « Indépendances » au pluriel. C’est quoi cette histoire ?

    K.D : Chaque citoyen algérien doit d’abord se libérer individuellement et arracher son indépendance. Après, on verra ce qu’on pourrait faire ensemble.

    H.B : Pour terminer cette interview imaginaire, si je vous dis que vous êtes un intellectuel au front de tous les combats d’avant-garde comme le regretté Kateb Yacine. Qu’en dites-vous ?

    K.D : Je suis fier et heureux. Que beau compliment !

    Par Hammar Boussad.

     

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