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Fergani Khellaf, un poète/philosophe de grande envergure

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    Fergani Khellaf est un grand poète, philosophe, chanteur, conteur… d’expression Amazigh. Il est né à Tawrirt (Bouzeguene). Ses poèmes et ses histoires sont pleins de métaphores philosophiques qui incitent les auditeurs à une profonde réflexion et une intense méditation. Il faut faire de grands efforts cérébraux pour pouvoir saisir la sève des pensées fécondes et complexes de ce vieux routier de la poésie, digne des grands aèdes comme Si Muhend u Mhend.Pour mes chers lecteurs du Bouzeguene Post, j’ai essayé d’adapter un de ses nombreux poèmes. J’ai choisi ce poème beau et utile car il incite les pessimistes à se remettre en cause et à s’armer de courage et d’optimisme afin de combattre les ténèbres envahissantes de l’angoisse et du stress pour contrecarrer les multiples attaques venimeuses et perfides des ennemis tapis dans l’ombre, prêts à attaquer la bête blessée devenue fragile et vulnérable. Le poète exhorte les gens à faire face avec courage en montrant une mine épanouie et une démarche confiante et déterminée, seuls garants pour s’en sortir d’une crise passagère, d’un moment de faiblesse qui peut arriver au plus malin et à l’importe quel moment de la vie.

    « Si tu pleures, tu ne fais pitié à personne
    Ce serait tellement mieux si tu chantonnes
    Même si tu es malheureux mon ami
    Tu dois faire semblant pour tromper l’ennemi
    Un jour, tu pleures, un jour, tu ris
    On ne peut échapper à la loi de la vie
    Pourquoi ces chagrins, cesse de te soucier
    Les vrais amis feront tout pour t’aider

    Quand tu sors le matin
    Oublie tous tes chagrins
    Sinon ton ennemi juré
    Pourrait en profiter
    Devant lui, sois courageux
    Fais semblant d’être heureux
    Oublie pour un temps tes larmes
    Ton sourire peut s’avérer une arme

    Cache tes peines des jours sombres
    Tes ennemis sont tapis dans l’ombre
    Beaucoup de gens comme toi mon ami
    Ont souffert et bu le calice jusqu’à la lie
    Si la malchance est inscrite sur ton front
    Quelle soit maudite ! Jette-la dans la mer !
    Elle sera malmenée par les vagues amères
    Elle redeviendra douce comme une bière. »

    Par Hammar Boussad

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