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Glissements de terrain à Bouzeguène : Les projets de confortement n’arrivent pas

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De nombreux endroits de la commune de Bouzeguène, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou, sont touchés par des glissements de terrain à différents niveaux de gravité.

Des routes fissurées, des talus entiers effondrés, des arbres déracinés, des habitations menacées à travers de nombreux villages, des éboulements à divers endroits du CW251…

Ces glissements qui sont en mouvement perpétuel risquent, un jour, d’engloutir de larges pans de villages dont beaucoup d’habitations sont bâties sur d’anciennes zones extrêmement fragiles, à l’instar du lieudit Sikh, en contrebas du village Aït Salah.

Si de nombreux glissements se sont déclarés dans la quasi-majorité des villages de la daïra de Bouzeguène, les plus dévastateurs sont situés dans les villages de Maraghna (Illoula Oumalou), Aït Salah et Ihitoussène (Bouzeguène), où des habitations inclinées ont été abandonnées par leurs propriétaires et où les tombes d’un cimetière ont été fissurées ou carrément coupées en deux.

Ces mêmes villages sont toujours sous la menace, alors que les études géophysiques préconisées sont toujours à l’état de promesse sans lendemain.

Le nombre de réclamations qui affluent au niveau des services de l’APC de Bouzeguène ne cesse d’augmenter sans pour autant que des solutions soient apportées. On se contente d’établir un rapport de visite, mais qui sont vite mis dans les tiroirs et oubliés dès l’arrivée de la saison estivale.

Outre les eaux pluviales qui ne sont pas canalisées, en raison de l’absence de nettoyage des voies d’écoulement des eaux et de leur détournement par des citoyens, de l’absence d’entretien et de nettoyage des caniveaux, certains glissements de terrains existants ont été provoqués par des eaux usées qui se déversent dans la nature.

Le nombre de réseaux d’assainissement totalement défaillants qui empestent de nombreux quartiers auxquels il faut ajouter les éclatements de fosses septiques, en grand nombre et en plein chef-lieu de daïra, sont à l’origine d’affaissement de routes ou de fissuration de certaines habitations abandonnées par leurs propriétaires.

Les eaux usées sont très dangereuses pour la stabilité des sols, indique-t-on, ajoutant qu’il faut proscrire l’utilisation des buses en béton pour les réseaux d’assainissement, en ce sens qu’elles ne sont pas étanches. Ce sont ces mêmes buses d’assainissement qui ont totalement détruit des habitations au village Ihitoussène.

La wilaya de Tizi Ouzou dispose d’une cagnotte conséquente pour intervenir dans les cas d’urgence, notamment les assainissements ou les menaces dues aux intempéries. Cependant, les fiches techniques introduites par les APC ne répondent nullement aux urgences avec des crédits insignifiants.

Les travaux sont entravés par les lenteurs et les aléas bureaucratiques qui retardent l’établissement des ordres de service (ODS), des situations qui aggravent les préjudices pour la collectivité.

Source Kamel K. Elwatan

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