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hôpital Chahid-Meghenem-Lounès d’Azazga Manque de médecin radiologue et pannes récurrentes

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    L’hôpital Chahid-Meghenem-Lounès d’Azazga a acquis son premier scanner en mars 2010, mais voilà que plus de dix années après, la direction de l’hôpital n’a pas réussi à recruter un médecin spécialiste en radiologie pour assurer la prise en charge des malades, notamment ceux en besoin de scanner.

    Selon un médecin de cet hôpital, le scanner de l’EPH, qui était en panne durant plusieurs mois, a pu être réparé la semaine dernière, mais faute de radiologue l’interprétation des clichés est assurée par un médecin du service des urgences. C’est le cas, notamment, pour les radios effectuées dans le cadre de la détection du virus Covid-19. Au début de la pandémie, la direction de l’hôpital faisait même appel à un médecin privé spécialiste en radiologue pour interpréter les scanners, a indiqué une source.

    Il semble que l’hôpital n’arrive pas à recruter un spécialiste en radiologie tant tous les radiologues ont refusé de s’installer dans cet établissement faute de logement de fonction, explique la même source. Selon un ancien radiologue, cela vient s’ajouter à l’épineux problème du départ massif des médecins spécialistes en radiologie vers l’étranger, qui a fait que les radiologues soient déjà rares.

    Mais l’absence de radiologue est visiblement loin d’être le seul problème auquel est confronté l’hôpital. Celui de l’entretien des appareils se pose également avec acuité. Preuve en est, un autre appareil destiné à l’exploration radiologique, notamment la radio abdominale, abdomen sans préparation (ASP), appelé la téléthorax et la radio du bassin, est également en panne depuis plusieurs mois en raison d’un manque de pièce de rechange.

    Pour cet appareil, il s’agit d’une “cassette”  dite “grand format” qui est endommagée et que l’on a du mal à acquérir à partir de l’étranger en raison de la crise sanitaire. De ce fait, explique un infirmier, tous les malades sont réorientés vers des cabinets privés de radiologie. Ce qui n’est pas sans compliquer la vie aux patients appelés à se déplacer et à faire face à des coûts souvent exorbitants.

    À ce titre, l’infirmier assure que les dépenses relatives aux bilans biologiques primordiaux, notamment pour la Covid, à l’exemple des enzymes pulmonaires, des anagrammes sanguines et des calculs d’ions, sont à la charge des familles des patients qui sont très souvent dans le dénuement.

    Cette situation n’est, à vrai dire, pas le propre du seul EPH d’Azazga, puisque des pannes récurrentes affectent aussi les échographes et les IRM dans de nombreuses structures hospitalières publiques de la wilaya de Tizi Ouzou qui, une fois remis en marche, peinent à chaque fois à rattraper le retard en termes de rendez-vous et, ainsi, faire face aux flux des malades en perpétuelle augmentation.

    Il ne se passe pas un jour sans que ces structures hospitalières signalent aux malades des pannes de machines radiologiques, parfois même pour des appareils acquis tout neufs. “Quand les appareils radiologiques relevant des hôpitaux publics sont en état de marche, les rendez-vous sont très longs. Huit mois d’attente. Parfois, le patient ne tient pas le coup”, déplore un médecin, visiblement inquiet par cette situation.

     

     

    KAMEL NATH OUKACI-liberte-algerie

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