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La cybermania fait encore recette à Bouzeguene et Azazga

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[avatar user=”Salem Hammoum” size=”medium” align=”left” link=”file”]SALEM HAMMOUM[/avatar]

Depuis son avènement il y a 16 ans à Bouzeguene, la cybermania qui s’est emparée des Bouzeguénois n’a pas perdu une ride. Le concept a été introduit par l’établissement Aliane en 1999 /2000 qui tenait son cyber chez Akkou Messaoud dans l’établissement jouxtant le café Allouache qui sert aujourd’hui de fast-food. Les quelques postes réservés à la connexion se comptaient alors sur les doigts d’une seule main et la cherté de la connexion qui avoisinait les 300 DA de l’heure ( une fortune à l’époque) en dissuadait plus d’un.LES PRÉCURSEURS DU NET : Kamel Bessaci et Smaïl AlianeLa cherté de la connexion ne constituait pas l’unique raison qui faisait qu’on tournait le dos à cette technologie. La vérité est que seuls de rares privilégiés en avaient accès. Pas seulement à cause du tarif , mais tout simplement parce qu’ils en savaient toute l’utilité. Nous pensons plus particulièrement à deux personnes : le jeune Bessaci Kamel qui dirigeait l’ADE, et feu Smaîl Aliane qui avaient une longueur d’avance sur nous qui ne savions même pas comment ouvrir une session Mail. Peu à peu d’autres contingents d’ internautes sont venus les rejoindre après avoir été initiés par ces éclaireurs du Net.

DÉCOUVERTE DU MONDE

Au début, il s’agissait pour tous les curieux que nous étions de découvrir le monde. Puisqu’on ne pouvait pas aller vers le monde, celui-ci venait vers nous et nous ne pouvions que lui ouvrir nos cœurs et nos âmes. Et c’était alors le début d’une exaltante aventure intellectuelle . A l’époque c’était la ruée vers les sites de tchat. Wanadoo et Voilà. Fr qui proposaient d’intéressantes opportunités d’échanges et de communication avec le monde extérieur étaient alors pris d’assaut. Cela en dépit d’une connexion calamiteuse. Le concept était si attrayant que de nombreux jeunes intégraient progressivement la communauté du Net qui commençait à se former autour de personnes relativement plus âgées.

UN OUTIL ET UNE ÉCOLE

L’interaction et la confrontation avec d’autres cultures provoquèrent une véritable révolution chez les jeunes qui firent l’effort de communiquer en français et en anglais. Nous fûmes alors surpris les progrès prodigieux accomplis par des jeunes qui n’avaient alors qu’une connaissance approximative de ces langues qu’ils manièrent progressivement avec une aisance extraordinaire.

Une véritable chaîne de solidarité culturelle s’est tissée alors autour du noyau de professeurs occasionnels qui, sollicités de toutes parts, allaient de poste en poste corriger une faute d’orthographe, rectifier une formulation ou expliquer le sens d’un mot revêche quand il ne s’agit pas d’aider à l’écriture d’un courrier . De véritables cours de langue qui trouvaient un heureux prolongement dans la conquête de la culture.

LES PARENTS ET LES ENFANTS
Par la suite cet outil a été appréhendé pour accéder au savoir et à la connaissance avec les moteurs de recherche Google. Une attention à laquelle se sont réveillées beaucoup de familles qui commencèrent alors à mettre dans le bain leurs enfants qui montrèrent à l’occasion un intérêt grandissant pour cette technologie du futur alors frappée de tabous . Car à un moment donné se rendre au cyber était assimilé à une atteinte aux convenances ! Et c’est ainsi qu’une nouvelle ère a commencé pour une population bercée par l’’attractivité du Net et ses réseaux sociaux devenus incontournables. Grâce à cet outil qui permet de multiples fonctionnalités, aucune barrière ne se dressait désormais devant le savoir pour ceux qui voulaient s’instruire et se cultiver tout en prenant garde à la cyberdélinquance.

UNE TENDANCE EN HAUSSE

Aujourd’hui le nombre de cybers frôle la vingtaine. La pénétration en ADSL jusque dans les foyers n’a pas renversé cette tendance et les cybers font encore florès partout en Kabylie. A Bouzeguene des cybers comptabilisent plus de 20 postes chacun. Et aucun ne désemplit. Ils ont cette particularité de proposer des tarifs défiant toute concurrence, les moins chers d’Algérie assurément (30DA/ H). ( Le Cyber Zaïdat d’Azazga ( voir photo), géré par le sympathique Farid bat tous les records avec 63 postes. Un propriétaire de Bouzeguene le talonne avec 34 postes. Sans omettre le cyber qu’il a ouvert à Tizi-Ouzou dernièrement ( voir photo).

Hammoum Salem[show_avatar email=6 align=left show_name=true show_email=true]

Rédaction

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