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Un philosophe disait : « L’amour est comme un fantôme, tout le monde en parle mais personne ne l’a vu ». En effet, si l’amour existe, pourquoi les hommes et les femmes divorcent-ils rapidement ? Pourquoi certaines personnes refusent de se marier ? Pourquoi chaque partenaire reproche à l’autre le manquement aux promesses données ?

Avant le mariage, chacun promet à son partenaire monts et merveilles, des tonnes d’amour et des vagues de tendresse. Après quelques mois de mariage, le couple vole en éclats. Ils se chamaillent pour des futilités. Ils deviennent incapables de partager le moindre moment convivial ensemble.

Ayant marre de se quereller, ils adoptent d’autres stratégies diamétralement opposées pour ne pas effrayer les enfants ou alerter le voisinage. Ils retombent dans le mutisme, un silence plus grave encore que les querelles. Chacun médite dans son coin froid et lointain une sortie de crise salutaire.

Certains couplent résistent et souffrent en silence à cause des enfants. Certains autres ont recours à l’infidélité en devenant des voleurs d’amour occasionnel. D’autres préfèrent divorcer pour en finir avec l’enfer terrestre. Ils ont peut-être médité la maxime philosophique qui disait : « Il vaut mieux briser un mariage qu’être brisé par lui. »

A la lumière de tous ces bouleversements qui remettent en cause le mariage traditionnel comme c’est le cas en occident ou les mariages sont de plus en plus rares. Les gens préfèrent généralement vivre en ménage tant que les relations sont bonnes. Quand la discorde commence pour une raison ou une autre, la séparation se fait à l’amiable, sans pleurs et sans regrets.

Quel type de relation serait la plus convenable en Algérie ? Faudrait-il faire comme les occidentaux ? Faut-il faire comme les islamistes qui préconisent le mariage de jouissance ? Faut-il légaliser la polygamie ? Le débat est ouvert.

En attendant, Muhend At Lhif constate avec beaucoup de regrets et d’amertume que l’amour qu’il pensait puissant et immortel, pour le quel il s’est sacrifié corps et âme pendant de longues années, n’existe que dans l’imaginaire des rêveurs, des naïfs et des innocents.

Le coup de grâce lui a été donné par son épouse qui lui asséna avec fermeté et assurance la sentence fatidique qui ébranla définitivement ses convictions : « Moi, j’adore Dieu, son prophète Mohammed et ses compagnons. Ce sont eux qui intercéderont en ma faveur pour accéder au paradis. Toi, tu n’es qu’un simple pion dans cet univers, je n’ai aucun intérêt avec toi. »

Par Hammar Boussad.Photo Ouyed Abdelghani

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