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Le corps médical et paramédical en grève

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    Le collectif du personnel médical et paramédical de la polyclinique Chahid-Sadoun-Rabah de Bouzeguène a mis hier, mardi 12 avril, à exécution sa menace de grève illimitée, pour réclamer la sécurité à la polyclinique. Un préavis de grève avait été déposé, depuis une dizaine de jours, auprès des services hiérarchiques de la santé publique et de l’administration locale.

    Il faut rappeler que la sécurité qui était assurée, de jour comme de nuit, par des agents de la police locale (sûreté de daïra), depuis environ une année, est suspendue depuis jeudi dernier. Selon le collectif médical, composé essentiellement d’éléments féminins, “la suspension inexpliquée de l’affectation d’agents de police, surtout durant les urgences de nuit, nous a replongés dans la peur et l’appréhension de revivre ces intrusions, en plein nuit, de personnes ivres et menaçantes envers le personnel de garde. Nous ne savons plus quoi faire avec ce revirement de la situation”. “Nous réclamons le rétablissement de la sécurité avant qu’il ne soit trop tard”, a ajouté ce collectif.

    Il faut rappeler que le personnel des urgences a vécu, à maintes reprises, des incursions de personnes ivres, parfois même sous l’emprise de psychotropes, pénétrant en pleine dans le service et proférant des menaces et parfois même des agressions physiques.

    Il y a quelques mois, un homme qui s’est introduit dans la polyclinique, a semé le désordre au service des urgences en tenant des propos exécrables et donnant des coups de pieds aux portes et au mobilier du service. Très agité, les tentatives de le raisonner ont été vaines.

    Face au comportement violent de l’individu, les médecins et les infirmières de garde, toutes des femmes, se sont réfugiées dans d’autres pièces en verrouillant les portes. Les cris et le désordre ont duré plus d’une demi-heure, avant de rendre à la raison l’individu et de le conduire à l’extérieur.

    Ce mot d’ordre de grève risque de perdurer si des mesures allant dans le sens du règlement définitif du problème n’ont pas été prises. Le président de l’APC de Bouzeguène, Bessaha Mourad, s’est déplacé hier matin pour dialoguer avec le personnel et tenter de les rassurer de la disponibilité de l’APC à assurer la sécurité et la sérénité dans le service.

    K. N. O. Liberté dz

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