Fermer
Actualité

Le maire de Bouzeguène, Rachid Oudali, largement soutenu pour ses positions

IMG_4106

La marche organisée, lundi dernier,  par la population de Bouzeguène pour le rejet des élections du 12 décembre et pour la libération des détenus d’opinion est un gage supplémentaire pour conforter le président de l’assemblée populaire communale, M. Rachid Oudali,  dans sa position honorable et courageuse de refus d’organiser les élections programmées par le pouvoir pour se régénérer et maintenir le même système en place. Le maire a réussi même à déjouer la stratégie de l’administration qui a tenté d’intercéder et   d’intimider le personnel de l’APC et, à travers lui, les responsables du bureau des élections. La réponse de la population de la daïra de Bouzeguène évaluée à plus de 55000 habitants, dont 29000 pour la seule commune de Bouzeguène, a été cinglante et sans appel.

Grève générale et marche à Bouzeguène

A l’appel d’un comité de citoyens de Bouzeguène, une grève générale et d’une marche populaire ont été organisées, hier lundi, au chef-lieu de daïra. Plusieurs milliers de personnes venues des quatre communes de la daïra, Bouzeguène, Illoula Oumalou, Aït Zikki et Idjeur, ont battu le pavé sur environ deux kilomètres, partant du CEM , « chahid Hamadi Mohand Saïd » jusqu’au siège de la daïra. Tout au long de la marche, les manifestants ont réaffirmé  « leur rejet des élections et leur soutien à tous les prisonniers d’opinion qui croupissent dans les geôles du pouvoir pour avoir brandi l’emblème amazigh ou tout simplement pour s’être opposé au plan machiavélique du système incarné par un gouvernement illégitime et une assemblée de pacotille »,

La marche a enregistré pour la première fois, le déploiement d’un immense cadre du colonel Mohand Oulhadj juste en tête de la procession. Brandissant les portraits des détenus d’opinions, notamment Bouregaa, Karim Tabou, Samira Messouci, Samir Belhadj etc… ainsi que des banderoles et des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire, « Libérez lez détenus !», « Transition démocratique, seule solution pour une Algérie de droit », « Ulac L vote, Ulac », « libérez nos enfants», « Libérez les otages», « Pouvoir assassin ! ». « Pour une Algérie de droit »…etc. De leur coté les milliers de personnes organisées en carrés bien distingués, entonnaient les traditionnel slogans du « Hirak », avec les messages très clarifiés.  « Ulac Lvot Mâa L Aïssabat », « Djazzair Houra dimocratia », « Dawla madania machi askaria », « Pouvoir assassin ! ». «Libération des détenus. Ulac Lvote Ulac », «Non au pouvoir des casernes », «Dégage Gaïd Salah, had el âme makache el vote !», « adyeghli u dhabou, ala il houkm el aaskar », «Les généraux à la poubelle, wel Djazair teddi l’istiqlal !»  « Simiya, Silmiya ! ». Par ailleurs, la marche a enregistré la participation de l’avocate des détenus d’opinion, Mme Yamina Allili et de Nadia Matoub, la veuve du rebelle. D’autres slogans à l’égard des cinq candidats à la présidentielle ont été déclamés avec parfois un humour dévastateur. « Saawt L courage ats hadram i châab ya L aissabat aahd Bouteflika» (Ayez le courage pour descendre parler au peuple, mafia de l’ère Bouteflika) .

La marche ponctuée  de pauses s’est poursuivie jusqu’au siège de la daïra dans une organisation parfaite mais dont les slogans déclamés étaient très « virulents » à l’égard du pouvoir qui « s’entête dans sa logique dévastatrice ». avait crié un vieux citoyen, frère d’un chahid de la guerre d’indépendance. Cette marche qui succède au 40eme vendredi du « Hirak », se voulait un message au pouvoir pour lui dire que le peuple ne s’essoufflera pas. Le seuil symbolique des neuf mois de mobilisation va crescendo en accentuant la mobilisation citoyenne qui grandit à mesure de l’approche de la date des élections. Enfin, ce jeune qui lance ce slogan : « Dhe Chaab aray rebhen. Ats rouhelm seswav, nagh anedou felawen! », (Nous serons les vainqueurs. Vous partirez pacifiquement  ou nous vous destituerons ! ». Clair et net.

KAMEL KACI

Mots clés : Une
Rédaction

L'auteur Rédaction