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L’éclairage public de la commune n’est plus fonctionnel Bouzeguène dans l’obscurité depuis plusieurs semaines

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    La défaillance de l’éclairage public au chef-lieu communal de Bouzeguène, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou, ne cesse de provoquer l’ire des habitants qui voient leur ville sombrer dans le noir, chaque soir, depuis maintenant plusieurs semaines. En effet, aucun lampadaire n’est allumé à travers tous les quartiers de la ville, ce qui n’est pas sans causer des désagréments, notamment aux familles qui sortent pour humer un peu d’air frais après de longues journées caniculaires. Désormais, c’est à l’aide de torches que les habitants circulent le soir pour ainsi éviter d’éventuelles attaques de chiens errants qui pullulent autour des poubelles et autres décharges sauvages.

    Pourtant, il suffit juste de remplacer les lampes ou éventuellement des led couplées à des transformateurs individuels. Cependant, selon nos sources, le nouvel éclairage public, qui est équipé de lampes led, nécessite des pièces de rechange qui ne seraient pas disponibles sur le marché. Ces pièces seraient le monopole d’une seule entreprise qui doit remplacer à la fois les led et les transformateurs. Alors, il faut attendre. Ce n’est pas la première fois que les lampes de ces lampadaires sont grillées, et les factures de leur remplacement se révèlent trop salées pour une APC très pauvre. Pourtant, les anciens poteaux électriques sont bien équipés de lampes ordinaires, disponibles sur le marché, pas chères et qui ont une longue durée de vie. Il suffit de les remplacer et tout s’illuminera au grand bonheur des habitants. Ce nouveau projet d’éclairage public n’en finit pas de créer des surprises en matière de fonctionnement. Des pannes multiples ont été enregistrées depuis sa mise en service.

    Parfois, les lampes sont allumées jour et nuit sans interruption. Quelquefois, ils éclairent le jour et s’éteignent la nuit. Une fois le projet achevé, il a été constaté que des tronçons du CW251 situés dans l’espace urbain ont été tronqués de candélabres. C’est le cas du lieudit Tagounsa, à l’entrée du village Ihitoussène où une portion de chemin de près de deux cents mètres est éternellement plongée dans le noir. Le plus proche poteau qui envoyait un peu de lumière a été arraché par un automobiliste ivre qui l’a coupé en deux, quelques jours seulement après la mise en service. Trois ans après, le candélabre n’a pas été remplacé. Aujourd’hui, il n’est pas aisé de sortir la nuit. Les poubelles, installées sur le bord du chemin, attirent des meutes de chiens ainsi que des chacals affamés qui s’aventurent carrément à l’intérieur du quartier de Takouchrt ath Âakra où ils trouvent pitance à souhait.

    “Outre l’odeur des eaux usées qui coulent à ciel ouvert et les insectes qui nous empoisonnent la vie, nous vivons dans l’éternelle obscurité. On ne peut pas sortir la nuit sans se munir d’une lampe de poche”, nous confie un habitant de ce quartier. “Dans un pays qui se respecte, il est anormal que des pannes subsistent au-delà de 48 à 72 heures”, fulmine un vieil ingénieur retraité de France Télécom.       

     KAMEL NATH OUKACI-liberte-algerie

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