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LES JEUNES DE BOUZEGUENE PRIVES D’ÉQUIPE COMMUNALE ET DE STADE

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Dans ce même espace, on vous annonçait en grandes pompes dernièrement la naissance – historique- d’un club communal à même de représenter Bouzeguene à l’échelle wilaya en attendant mieux. Ce rêve s’est estompé. Reporté encore une fois. Pourtant, cette fois-ci, toutes les conditions étaient réunies pour réaliser ce vœu cher aux bouzeguénois.

stade Yakouren

On ne cherche même pas à savoir qui est responsable de ce détournement de rêve tant caressé par des centaines de jeunes qui attendaient impatiemment de faire étalage de leur talent. Jusqu’à ce que cette nouvelle tombe telle un couperet pour leur dire de ranger leurs projets et de patienter encore et encore. Jusqu’à quand ?

Hier, avec un ami on a visité le terrain censé abriter les matchs de L’ O. B . ( Olympique Bouzeguene) . Mais l’OB a été lobée. Elle ne jouera pas sur ce superbe stade de Yakouren au tartan 5ème génération. Un terrain où ses jeunes athlètes allaient développer toutes leurs qualités physiques et techniques.

Le terrain surplombe la ville et la montagne avec ses crêtes déclinant de superbes paraboles et dessinant des courbes majestueuses rendues encore plus gracieuses par le chêne afaress qui peuple cette forêt considérée comme la plus belle d’Afrique.

Le stade fait face à Sidi Mansour qui surplombe Agwni N’ Jedjiga et le village ancien Tadarth traversé en amont par un gué par lequel on peut apercevoir les bateaux bercés par la mer en direction du port d’Azeffoun et Tigzirt. Une traversée fantastique sous la bénédiction de Yemma Gouraya vers le nord-est et la bonne garde de Tamgout qui tire ses sommets vers le ciel bleu azur.

Une vue plongeante vous mènera tout en bas près de l’hôtel Suisse Africaine qui avait jadis accueilli Degaulle.

Destination privilégiée des Danois vers la fin des années 60, la forêt de Yakouren et sa ville parsemée de camps de vacances et d’auberges de jeunes attiraient des touristes locaux et étrangers. Non loin de là sur la montagne, Sidi Cherif El Abed , le Saint Homme qui réglait les conflits les plus insolubles de la région , chanté par Djamila l’enfant du pays, veille sur les lieux bénis des Dieux et des hommes.

C’est ce paradis terrestre qui a été interdit aux jeunes de Bouzeguene …

PS : sur la photo, vous reconnaîtrez un ancien joueur de la ville, actuellement IRB Yakouren, venu s’offrir un petit moment de nostalgie et de ressourcement en tapant sur le ballon dans ce stade où viennent s’entraîner les équipes de la région. L’IRB Yakouren qui possède actuellement une infrastructure d’accueil digne de l’Europe. Observez les photos.

Salem Hammoum

L'auteur