Fermer
Actualité

Les puisatiers au secours des habitants de Bouzeguène

    d-les-puisatiers-au-secours-des-habitants-de-bouzeguene-d2dcf

    Face aux interminables pénuries d’eau potable auxquelles fait face la population de Bouzeguène, de plus en plus d’habitants de la région sollicitent, en guise de solution alternative, les services de puisatiers pour creuser des puits.

    À Bouzeguène, le recours à ces vieux procédés d’extraction d’eau est devenu monnaie courante, un créneau en plein boom, que ce soit dans la commune de Bouzeguène ou dans les localités proches, à l’instar d’Illoula Oumalou, d’Ifigha et d’Idjeur, où les puisatiers, originaires de la Basse-Kabylie pour la plupart, viennent proposer leur savoir-faire en cette période cruciale.
    Ces travailleurs “saisonniers”, constitués généralement par groupes de deux ou trois personnes, trouvent en effet une aubaine en cette saison sèche qui leur permet de tourner à plein régime. Les nombreux habitants que nous avons interrogés à ce sujet expliquent leur recours aux puisatiers par leur capacité à détecter la présence de l’eau dans le sous-sol avant même l’entame des travaux de creusement.
    “Cela nous évite des creusements inutiles. La marge d’erreur existe toujours, mais elle est à leur charge. S’ils ne trouvent pas d’eau à une certaine profondeur, c’est à leurs risques et périls ; ils ne seront pas payés”, explique un habitant qui a fait récemment appel à ces puisatiers. “Avant, j’achetais, chaque été, une dizaine de citernes qui me reviennent à cinq millions de centimes avec de l’eau dont je ne connais même pas la provenance. À présent, je préfère débourser quelque 600 000 DA pour ce puits, mais je serai tranquille une fois pour toutes. Je considère, en tout cas, que c’est un investissement rentable”, nous a expliqué un autre père de famille de la région. Un autre encore dit posséder un puits depuis une quinzaine d’années et qu’il n’a jamais ressenti la crise d’eau. “J’autorise même, chaque été, tous les voisins à venir puiser de l’eau chez moi. Ils utilisent la pompe électrique et je ne les surveille même pas. Et, comble de tout, le niveau du puits n’a jamais diminué”, nous a-t-il déclaré, fier de son œuvre. Dans d’autres villages de la région, les comités ont opté plutôt pour la réhabilitation d’anciens puits restés longtemps à l’abandon et souvent en mauvais état.
    Amar, ingénieur en électrotechnique et membre d’un de ces comités de village, explique : “Ces puits ont de tout temps rendu un précieux service aux villageois. Notre village compte environ une vingtaine de puits de quatre à sept mètres de profondeur, éparpillés dans différents quartiers ou dans des propriétés familiales. Tous les villageois y avaient accès sans difficulté, alors pourquoi pas aujourd’hui ?”

    KAMEL KACI

    Merci de partager si vous aimez!
    Mots clés : Une
      Rédaction

      L'auteur Rédaction