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Les villageois d’Aït Zikki (Bouzeguène) vont encore grelotter cet hiver Le raccordement au gaz accuse un retard de 3 ans

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Les habitants des villages de la commune d’Aït Zikki, dans la région de Bouzeguène, doivent encore continuer à grelotter cet hiver, sinon recourir à nouveau aux moyens de chauffage traditionnels, faute du raccordement de leurs villages au gaz naturel. Fortement rassurés, pourtant, par les autorités et par les responsables de Sonelgaz quant au raccordement au gaz naturel des villages de cette localité avant le début de la période du grand froid, soit au début de cet automne 2019, ces habitants constamment confrontés à l’âpreté du relief et du climat n’ont, au final, nourri que de vains espoirs.

L’ayant, toutefois, deviné, les villageois ont, fort heureusement, pris leurs précautions de faire leurs provisions en fuel domestique, bois de chauffage et surtout le stockage de bonbonnes de gaz bien remplies. “C’est au plus chaud de l’été que je me prépare à l’hiver pour prévoir tous les besoins en chauffage”, nous dira, Khelaf, retraité, père et grand-père de famille. “J’ai une quinzaine de bonbonnes de gaz, dès que l’une est finie, je la recharge aussitôt pour éviter d’être pris au dépourvu. Je m’approvisionne, à l’avance aussi, en mazout et en bois de chauffage que je mets à l’abri, avant les chutes de neige car en hiver, dans une région comme la nôtre, on n’a pas droit à l’erreur. Chaque année, on rêvait de voir le gaz arriver pour aspirer, un tant soit peu, à la vie citadine, malheureusement, on est victimes du déni de droit”, nous explique avec dépit notre interlocuteur. S’il est vrai qu’actuellement les travaux de raccordement en gaz de ces villages ont repris, ce projet aurait pu être opérationnel, depuis l’hiver 2017, n’étaient quelques oppositions de villageois de Bouzeguène. Certains avaient même refusé le passage du gazoduc dans leurs lopins de terre, avant de revenir à de meilleurs sentiments, alors que d’autres s’étaient opposés pour soi-disant protéger des sources d’eau potable. Si ces derniers blocages ont été, entre-temps, levés, un autre arrêt est encore effectif, aujourd’hui, au niveau du site de construction du poste de détente. Des villageois suggéraient à l’entreprise de modifier le tracé du gazoduc, de peur d’abîmer deux autres sources d’eau potable. Les villageois d’Aït Zikki ont procédé, à deux reprises, 2015 et 2017, à la fermeture de la daïra et des institutions étatiques pour réclamer, dans un premier temps, l’entame des travaux de raccordement, puis pour la levée des oppositions. Ils continuent encore de faire les frais de “l’insouciance” et… de “l’égoïsme” de quelques villageois. C’est dire que même avec la reprise des travaux, la partie n’est pas totalement gagnée.

KAMEL NATH OUKACI-liberte-algerie.com

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