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Lycée Mohand-Oulhadj de Bouzeguène (Tizi Ouzou) Les parents d’élèves ferment le siège de la daïra

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Ayant attendu près de cinq semaines après la rentrée des classes sans que la moindre solution de nature à améliorer les conditions de scolarisation de leurs enfants n’ait été apportée, les parents d’élèves du lycée colonel Mohand-Oulhadj, ont procédé, hier, à la fermeture simultanée du lycée en question et du siège de la daïra. “La situation est devenue quasi insupportable au sein de l’établissement qui amorce une réelle descente aux enfers. La rentrée scolaire fut déjà très difficile, avec un large déficit en matière d’encadrement en personnel administratif, un problème auquel s’ajoutent de nombreux autres”, explique un parent d’élève. La cantine scolaire, dit-il, présente un risque réel d’effondrement. Les poutres de la toiture se sont tordues sous le poids des neiges des hivers précédents, a-t-il souligné, rappelant que les premières dégradations sont apparues en 2005, mais rien n’a été fait depuis. Après avoir fonctionné durant trois semaines, et constatant l’imminence du danger, les responsables de l’établissement ont procédé, il y a une semaine, à la fermeture de la cantine sans aucune autre forme de compensation.

Après avoir préconisé de faire manger les élèves dans le gymnase, la commission d’hygiène a apposé son refus, considérant qu’il y a des risque de contamination provenant des matières volatiles des tatamis, lesquels risquent de se répandre dans les aliments ou d’être carrément inhalées par les enfants. La toiture et les vitres de cette salle se sont également dégradées. “Les élèves grelottent de froid dans des classes gelées. La vieille chaudière qui fonctionne au gasoil, constamment en panne, n’arrive même pas à chauffer les radiateurs des salles du rez-de-chaussée avec souvent des vitres brisées ou remplacées par du contre-plaqué”, dénoncent également les parents. Devant le siège de la daïra fermé par les parents d’élèves, hier matin, le chef de daïra tentait de les convaincre à faire revenir leurs enfants dans les classes, en leur promettant d’intervenir auprès des services des équipements, du wali et du directeur de l’éducation. De leur côté, les parents, à travers leur porte-parole, sont restés fermes.

Ils exigeaient une procédure immédiate car, soutiennent-ils légitimement, leurs enfants ne peuvent plus poursuivre leur scolarité dans de telles conditions. Les parents ont décidé de maintenir la fermeture de l’institution jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

KAMEL NATH OUKACI-liberte-algerie

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