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Paris. Un observatoire nord-africain pour la liberté de la presse créé

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Les professionnels des médias, blogueurs, journalistes citoyens, dessinateurs, éditeurs et responsables de groupes de presse,intellectuels et chercheurs, étudiants, citoyens, politiques et membres de la société civile  de plusieurs pays maghrébins (Algérie, Maroc, Tunisie, Libye et Sahara occidental) et d’Égypte ont organisé de nombreuses réflexions et le processus a abouti dernièrement à la création d’un Observatoire dont la mission est de suivre au plus prés la situation de la liberté de la presse dans les pays de la région.Voici donc le communiqué de presse diffusé par l’Observatoire Nord-Africain pour la liberté de la presse (ONALP) que nous relayons dans son intégralité:                 

Journalistes, blogueurs, journalistes citoyens, dessinateurs, éditeurs et responsables de groupes de presse,intellectuels et chercheurs, étudiants, citoyens, politiques et membres de la société civile,

La liberté d’expression et d’information est un droit fondamental et inaliénable consacré par toutes les chartes et les conventions internationales.

Le droit d’informer et d’être informé est une exigence sociétale dans un monde devenu village grâce à la révolution technologique et numérique . Les pays Nord-Africains ne peuvent rester en marge de ce progrès en faisant abstraction aux aspirations de leurs peuples pour la liberté, la citoyenneté, la justice et le respect des droits humains.

En Afrique du Nord, la liberté d’expression est mise à mal, chose que nous constatons tous les jours. Nous assistons à une multiplication des agressions et des procès à l’encontre des professionnels de l’information et à une augmentation des pressions économiques sur les médias indépendants. Ce qui a pour conséquence, le rétrécissement du champ médiatique et le musellement des voix discordantes, sans compter les menaces et le chantage exercés sur les journalistes.  Des  poursuites judiciaires et des condamnations sont engagées contre des blogueurs et même sur des citoyens qui expriment leurs opinions sur les réseaux sociaux.

En plus de ces atteintes, les législations des pays Nord-Africains demeurent restrictives en matière des libertés qu’elles soient individuelles ou collectives.

La liberté de la presse et les promesses de pluralisme et de l’indépendance des médias ne dépassent pas encore le stade des promesses dans de nombreux pays Nord-Africains.

Sachant que le rôle de l’information est vital pour élargir les espaces de transparence pour bâtir un Etat démocratique, nous devons tous agir pour que cessent ces atteintes à la liberté de la presse et d’expression. Et rendre publiques, toutes les atteintes aux droits à l’information et à l’expression ainsi qu’à leur obstruction, est un pas géant allant dans le sens de la  liberté des peuples.

Pour ces raisons, nous, journalistes de différents pays de la région Nord-Africaine, sommes constitués en noyau pour lancer les premiers jalons d’un Observatoire Nord-Africain pour la liberté de presse .
Ce noyau fait appel à vous, journalistes et citoyens soucieux de la liberté d’informer, afin de le rejoindre et de le renforcer par votre adhésion, votre soutien et vos encouragements.

Notre travail a pour vocation de rendre publiques et d’une manière périodique toutes les atteintes à la liberté d’information et d’expression dans l’ensemble de nos pays : l’Algérie, le Maroc/Sahara Occidentale, la Tunisie, la Libye et l’Egypte où des journalistes, des blogueurs et des militants sont persécutés au quotidien. Ces délits de presse ne peuvent continuer à relever du pénal.

P/bureau
Meziane Abane

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