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Pénurie d’eau potable à Bouzeguène (Tizi Ouzou) Les habitants rénovent les captages de sources de montagne

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    Les habitants d’Aït Ferrach, Aït Azouane, Aït Maoucht et Aït Semlal, quatre villages de la commune de Bouzeguène (une soixantaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou), ont décidé de rénover les captages de plusieurs sources d’eau situées dans la montagne pour faire face aux pénuries d’eau potable auxquelles la population est confrontée.

    Ces sources captées, la toute première fois, il y a environ une quarantaine d’années et acheminées par des moyens quelque peu rudimentaires, nécessitent aujourd’hui d’importants travaux de rénovation, puisque, selon les participants à cette opération, c’est toute la tuyauterie corrodée qui devra être remplacée par des canalisations en PEHD.

    Plusieurs sources restées à l’abandon depuis longtemps sont concernées par ces travaux d’aménagement engagés avec les seuls moyens des habitants qui, de guerre lasse, ont fini par comprendre qu’ils ne peuvent plus compter sur les pouvoirs publics pour leur venir en aide.

    C’est ainsi que, chaque vendredi, depuis plusieurs semaines, des groupes de villageois, munis de matériels de creusage et de leurs gamelles de nourriture, prennent la route de la montagne tôt le matin pour rejoindre le chantier, en plein milieu d’une forêt de chêne zène. Commence alors une longue journée d’âpres travaux de creusage et de nettoyage des anciens captages. Selon les informations fournies par les villageois, la rénovation des captages concerne quatre sources anciennes qui portent les noms des lieux comme Thala Makhlouf, Thiadjoudhine, Aman Ouverkath et Thadhount.

    Ces sources disposent d’importantes quantités d’eau pour peu qu’elles soient bien captées et acheminées sans pertes jusqu’aux villages concernés. En plus des travaux de captage situés dans la montagne à environ mille cinq mètres du village, le projet global exige également le renouvellement de toute la conduite en tuyaux PEHD de gros calibre au départ de la montagne jusqu’au village. Les villageois comptent également construire un réservoir collectif d’une capacité de 500 à 1000 m3 d’où seront alimentés les réservoirs des quatre villages.

    Dans l’immédiat, pour mener les travaux à terme et en l’absence de subvention de l’État, les responsables des villages procèdent par un autofinancement interne via des cotisations, des dons et des quêtes. Ils en appellent, d’ailleurs, les communautés villageoises établies tant en Algérie qu’à l’étranger à renflouer les caisses de leurs villages pour accélérer la cadence des travaux. Les travaux de captage nécessitent également davantage de matériaux de construction (ciment, sable, pierres, galets…).

    Selon nos sources, l’APC n’a, jusqu’à présent, pas contribué dans ce projet mais a promis la fourniture de 500 m de tuyaux et la mise à disposition d’un engin de creusage pour accélérer les travaux. La première partie des travaux, réalisée par les propres moyens du village, est en cours. En dépit des faibles moyens dont ils disposent, les villageois sont conscients de la charge des travaux qui les attend. Ils ont compris qu’ils doivent batailler pour mettre un terme à la souffrance de leur population qui se dit “assez bernée” avec la promesse du projet de transfert des eaux du barrage Tichy-Haf.

    KAMEL NATH OUKACI-liberte-algerie

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