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Pollution alarmante de l’Oued Sébaou

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L’Oued “Boubhir” autrement dit la rivière de “Boubhir” reçoit toutes les eaux usées des villages situés en amont, ceux des communes de la haute Kabylie, entre autres Bouzeguène, Idjeur, Aïn El Hammam ex Fort National, Souama, Mekla, Ifira…etc. L’absence de bassins de décantation ou de station d’épuration fait que les eaux sont très polluées et pire encore, ces eaux sont utilisées à certains endroits pour l’irrigation (arrosage), en saison estivale, des terres agricoles notamment dans les champs de pastèque ou le melon.

Pollution alarmante de l’Oued Sébaou (La rivière du Sébaou)

Oued Sébaou (Oued signifie rivière) est devenu, à certains endroits, un dépotoir pour des particuliers mais aussi pour des collectivités locales. Dans les communes de Bouzeguène, de Aïn El Hammam, d’Illoula Oumalou, d’Azazga, d’Ifira…etc. les déchets sont jetés à l’emporte-pièce dans des terrains ou des rivières qui, elles, iront jeter leurs eaux polluées de déchets aux abords des plages et des ports de la Kabylie. (Azzefoun et Tigzirt…)

De nombreuses communes sont amenées à déverser leurs ordures et leurs eaux usées dans les affluents qui vont eux-mêmes se déverser sur le lit de l’oued Sébaou. Toutes les communes sont dans l’incapacité de trouver une solution au problème crucial du traitement des déchets ménagers. Les exécutifs communaux qui sont dans l’incapacité à aménager des décharges contrôlées avec l’approbation de la population n’arrivent pas à sortir du bourbier des ordures jetées anarchiquement dans la nature,. Les oppositions soulevées par des citoyens, se déclarant riverains, empêchent immanquablement toute tentative d’aménager des sites adéquats pour l’évacuation des ordures sans incidences sur l’environnement et la santé publique.

Azazga, Fréha, Bouzeguène, Illoula-Oumalou, Mekla, Aïn El Hammam et beaucoup d’autres communes de la wilaya de Tizi-Ouzou, sont confrontées à la situation de blocage s’agissant de ce secteur névralgique. Toutes ces communes recourent au déversement de leurs déchets dans les rivières ou dans des terrains agricoles, à la périphérie des villages.

La question du traitement des ordures et de l’aménagement d’une décharge contrôlée est le seul dossier où les mairies rencontrent des oppositions. Il est faux de considérer que ce problème concerne uniquement l’exécutif communal ou (élus de la commune). Cela implique la participation de l’administration et de la société civile pour trouver un règlement à la question. La commune est toujours contrainte à des solutions de « fortune » après de nombreuses tentatives d’aménager des décharges contrôlées qui se sont toutes confrontées aux oppositions de citoyens qui refusent l’implantation des décharges près des villages. Actuellement, les rejets de la majorité des communes se font sur des terrains relevant généralement du foncier ou parfois des terrains privés ou le plus souvent dans les cours d’eau (Oueds). Une solution provisoire, en attendant la réalisation d’une infrastructure moderne pour le traitement des déchets ménagers, tel un centre d’enfouissement technique (CET). Une opération qui ne pourra aboutir sans un travail de sensibilisation en direction de la population à propos de l’utilité d’un tel projet pour la préservation de la santé publique et de l’environnement.

Kamel kaci

Rédaction

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