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Recrudescence des vols dans les villages

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Les citoyens sont inquiets en raison de la multiplication des vols qui, force est de le constater, n’ont jamais été élucidés alors que certains ont été opérés dans des quartiers populaires et bien éclairés.

La multiplication des vols ne cesse de prendre de l’ampleur à Bouzeguène, important chef-lieu de commune et de daïra, à une soixantaine de kilomètres de Tizi Ouzou. Ces dernières semaines, de nombreux cambriolages par effraction de magasins et d’appartements inhabités, ont été enregistrés. Les services de la Sûreté de daïra enregistrent fréquemment de nombreuses plaintes contre X dans une commune où on n’arrive pas à endiguer malheureusement ce phénomène qui ne cesse d’inquiéter la population. Rien n’est épargné par les malfrats qui agissent impunément, souvent au milieu d’un périmètre résidentiel et à une encablure seulement du siège de la Sûreté de daïra. Ces derniers jours, des cybercafés, des magasins ainsi que le local d’un écrivain public, en plein centre-ville, ont été la cible de malfaiteurs, emportant argent, ordinateurs, imprimantes, téléphones, etc. Ce fléau, qui n’est pas nouveau, a déjà touché de nombreux villages où des maisons inhabitées ont été visitées avec vol d’objets électroniques, de bijoux et d’argent. Cependant, comme de tradition, les villageois, sachant que les plaintes contre X n’aboutissent presque jamais, tentent toujours d’étouffer le phénomène pour éviter d’écorner l’intimité du village. Aujourd’hui, les citoyens sont inquiets en raison de la multiplication des vols qui, force est de le constater, n’ont jamais été élucidés alors que certains ont été opérés dans des quartiers très populeux et bien éclairés. “Il est impossible que des voisins n’aient pas entendu du bruit puisque dans de nombreux cas, les malfaiteurs utilisent souvent des arrache-clous, des marteaux ou des scies à métaux”, s’est indigné un habitant du chef-lieu communal. Phénomène inquiétant, les cambriolages et autres vols à la tire continuent de susciter inquiétude et peur au sein de la population. Ces vols sont des cas isolés à mettre à l’actif de jeunes sans repères ou carrément par des associations de malfaiteurs qui activent dans le périmètre urbain et suburbain, utilisant la ruse et les subterfuges pour arriver à leurs desseins. On parle même de ramifications extérieures à l’image des vols à la tire de bijoux ou des vols aux institutions publiques de véhicules qui n’ont jamais été élucidés comme ce fut le cas pour les huit ordinateurs volés au CFPA de Bouzeguène (école d’Ighzer), en 2008, ou du bus qui a été dérobé, en 2011, en plein chef-lieu communal. Toutefois, en février 2011, les services de la Sûreté de daïra ont mis la main sur un groupe constitué de trois individus, étrangers à la région, qui s’apprêtaient à commettre un hold-up visant une bijouterie. C’est dire que, pour les citoyens de Bouzeguène, la vigilance est plus que jamais de mise.

K. N. O.liberte-algerie.com

Rédaction

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