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SON ÉTAT CONSTITUE UN RÉEL DANGER POUR LES AUTOMOBILISTES Tizi Ouzou : dégradation avancée du réseau routier

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Que ce soit en milieu urbain ou en zones rurales, il est dans un état des plus lamentables.

Les dégradations sont visibles partout sur les routes communales et intercommunales, chemins de wilaya, routes nationales et autoroute sur lesquelles la circulation est devenue synonyme de réel danger pour les automobilistes. Que l’on emprunte la route menant vers Aghribs ou vers Bouzeguène par Boubhir, que l’on emprunte la RN15 menant vers Aïn El-Hammam, la RN30 longeant le barrage Taksebt, la RN25 menant vers Draâ El-Mizan ou même la RN12, l’axe le plus névralgique de la wilaya et d’autres routes encore, ces dégradations sont visibles partout.

Des nids-de-poule, des affaissements, des fissures de goudron, des regards éventrés et à l’abandon, des travaux inachevés, des remises en l’état jamais effectuées après travaux, des flaques d’eau en temps pluvieux qui éclaboussent les pare-brise, des ramollissements de chaussée, des joints d’ouvrages sans entretien… sont autant de dégradations que l’on rencontre partout et qui ne cessent de provoquer la colère des habitants qui multiplient les actions de protestation pour tirer la sonnette d’alarme quant à l’état des routes. Des cris d’alarme auxquels les autorités répondent souvent avec des promesses sans lendemain ou avec du bricolage, notamment en recouvrant provisoirement les nids-de-poule parfois même avec de la terre.

“De nombreux accidents sont dus, ces derniers temps, aux multiples dégradations des routes qui, à un moment ou à un autre, surprennent les conducteurs qui poussent un peu trop sur le champignon”, nous explique un ancien cadre des travaux routiers à la retraite. Pourtant, dans leurs bilans, les services de sécurité ne citent que très rarement l’état des routes comme cause dans les accidents qu’enregistre la wilaya. Mais pour le citoyen lambda, la question cruciale reste plutôt de savoir qui est responsable de cet état des routes.

Si les autorités attribuent à chaque fois cet état de fait à l’augmentation du trafic routier qui a une incidence directe sur l’état des routes, les citoyens, eux, accusent à chaque fois les entreprises de réalisation “de bâclage et de bricolage”. Mais pas seulement, ils pointent également le doigt vers les services de l’État pour leur désengagement total de l’entretien des routes et par le transfert de responsabilité aux APC qui, elles, sont totalement dépourvues de moyens financiers. “Nous sommes conscients de la situation alarmante de nos routes, mais nous n’avons pas les moyens de bitumer autant de kilomètres de voies délabrées”, nous dira un président d’APC.

Un avis partagé par plusieurs autres maires de la wilaya. Depuis plusieurs années, les cagnottes pour l’entretien des routes ou leur revêtement ne cessent de diminuer, empêchant même la prise en charge des cas les plus urgents et les routes qui mettent en danger des vies humaines. À ce titre, le cas le plus édifiant, et surtout le plus scandaleux tant il a déjà causé mort d’homme en novembre 2019, est le pont de Boubhir dont la reconstruction par la direction des travaux publics tarde à venir.

KAMEL NATH OUKACI- liberte-algerie

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