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Pour tous les enfants et les adultes aussi qui adorent les contes, je vous recommande de lire le livre de contes de 96 pages édité par l’écrivaine Yehyawi Tassadit aux éditions « El-Amel », intitulé « 7 tmucuha, 7wudan ». Le livre contient les titres suivants :

-*Tafunast n yigujilen.

-*Taneqlet n Beleejut.

-*Aeqqa yessawalen.

-Taggalt d tteriel.

-*Lunga, yelli-s n tteriel.

-*Taqendurt ur icerreg lemqes, ur txad tsegnit.

En guise de prologue, l’auteur met en exergue l’importance du conte:

« Le conte fait partie intégrante des genres littéraires pratiqués en Kabylie depuis la nuit des temps. Jadis, chaque famille avait une grand-mère douée pour raconter des contes avec l’art et la manière en utilisant la diction et la gestuelle adéquates pour captiver les enfants, les emmener dans des mondes fantastiques et les aider à s’endormir. Le conte se transmettait oralement d’une génération à l’autre.

Aujourd’hui, cette bonne tradition qu’il va falloir réhabiliter tend à disparaitre. Les crèches, les nouvelles technologies et les nouvelles mœurs étranges et étrangères sont en train de détruire à petit feu et progressivement notre précieuse culture ancestrale. »

La conteuse n’a pas omis de mentionner l’importance du conte dans la formation et l’épanouissement de la personnalité de l’enfant et la transmission des valeurs morales, identitaires, culturelles et sociales. Le conte permet aussi de développer l’intelligence de l’enfant en améliorant ses capacités à imaginer, mémoriser, se concentrer, écouter, s’émerveiller, sentir et ressentir la mélodie et la poésie des mots, des images… d’un monde vivant et enchanteur qui pose les jalons des interrogations philosophiques qui attiseront, féconderont, inspireront et formeront un esprit ouvert, équilibré, capable d’observer et d’analyser avec objectivité et lucidité les changements et les mouvements du monde ambiant qui l’entoure. 

A l’instar des autres contes étrangers, le conte Kabyle commence par une formule d’ouverture qui peut varier d’une région à l’autre :

“ Macahu ! Rebbi ad tt-iselhu, ad tighzif amzun d asaru ”.

Et se termine par une formule finale:

“ Tamacahut-iw tefra

Am ueeqqa di tferka

Uccanen ad ten-yeqqed Rebbi

Nekkni ad agh-yessuref Rebbi”.

Par Hammar Boussad-Sadek Kara PHOTO

Mots clés : Une
Rédaction

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