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En partenariat avec l’APW, la direction de la culture, la direction du tourisme et de l’artisanat, la chambre des métiers, la DJS, la direction de l’éducation et l’APC de Bouzeguène, le village Ihitoussène, dans la commune de Bouzeguène, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou, abritera les 6 et 7 août prochain, la quatrième édition de la Fête de la forge.

Sous le slogan, «La forge traditionnelle : un patrimoine millénaire au service de l’économie rurale», cette fête, initiée par l’association culturelle Sebaâ Zzbari (les sept enclumes) et le comité du village a pour objectif la préservation et la vulgarisation du métier de la forge traditionnelle pour les générations futures, ainsi que l’initiation des jeunes au métier de la forge et de la maréchalerie, ont déclaré les organisateurs. «Ce métier tend à disparaître en raison d’une concurrence implacable et quelque peu déloyale induite par l’industrialisation et la mécanisation de l’agriculture.

Impuissants face à cette modernisation effrénée de l’agriculture, les forgerons, non sans amertume, voient de jour en jour leur clientèle se raréfier, avec comme conséquences un manque à gagner et des forges qui ferment l’une après l’autre», dit un organisateur.

Depuis la première édition organisée en 2015, les adhérents de l’association ne cessent de tirer la sonnette d’alarme à l’endroit des autorités locales et des directions compétentes afin de contribuer à l’effort qui vise la préservation de ce patrimoine ancestral, notamment la baisse des prix des matières premières, comme le charbon, l’orientation des clients vers ces forgerons en panne de commandes, la baisse des taxes.

Au programme de cet événement à la fois festif, culturel et promotionnel, il est prévu de nombreuses activités qui consistent en la visite du musée de la forge des Ihitoussène qui tire son nom de «Ahitos» qui veut dire forgeron, une large exposition-vente du produit de la forge, des démonstrations de fabrication de pièces forgées, le ferrage d’un mulet, une exposition des produits de l’artisanat de Kabylie, des conférences-débats, du théâtre, chorale, déambulation nocturne à la lumière de la bougie, gala de clôture.

L’organisation de cette Fête de la forge vise un objectif essentiel, comme le dit un connaisseur de la région : «Le métier de forgeron, qui se transmettait de père en fils, a subi lui aussi une rupture. Face à cette crise, les enfants qui ne sont plus prêts à reprendre le flambeau dans ce métier dur et pénible et, de plus, qui ne rapporte pas grand-chose, prennent leurs valises pour aller ailleurs, en quête d’un travail plus clément et plus porteur.

Il reste toutefois les derniers forgerons qui continuent vaille que vaille à maintenir les braises incandescentes du four grâce au soufflet en cuir, au moins pour l’honneur des ancêtres qui ont dompté le fer jusqu’au crépuscule de leur vie.»

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