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une semaine après la rentrée à Bouzeguène (Tizi Ouzou) Deux lycées toujours en proie à l’instabilité

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Une semaine vient à peine de s’écouler depuis la rentrée scolaire, et voilà que les problèmes tout aussi récurrents les uns que les autres, et influant directement sur le bon déroulement de l’entame de l’année, viennent déjà de resurgir dans les différents lycées de la daïra de Bouzeguène.

C’est, entre autres, le cas au lycée colonel Mohand-Oulhadj, où les parents d’élèves ont improvisé une assemblée générale pour débattre des nombreux problèmes que vit l’établissement et tenter de trouver des solutions qui permettront un déroulement de l’année scolaire dans des conditions acceptables. Le premier de ces problèmes soulevés n’est autre que le fait que pour la énième année, l’établissement se retrouve encore sans proviseur, sans censeur et sans surveillant général. Ainsi, habituée au bricolage, la direction de l’éducation n’a pas trouvé mieux que de faire appel, à quelques heures de la rentrée, au proviseur du lycée d’Illoula Oumalou, lui-même faisant cette fonction pour superviser la rentrée scolaire au lycée Mohand-Oulhadj. “La mission de cet envoyé spécial était juste d’effectuer la rentrée en attendant de trouver quelqu’un d’autre pour assurer la fonction jusqu’à la fin de l’année”, affirme une source au fait du dossier. Ce qui n’est pas sans plonger l’établissement dans une instabilité criante, de surcroît aggravée par un problème de manque d’encadrement administratif causé par l’absence de logements d’astreinte. Les responsables accomplissent l’année, nous a-t-on expliqué, en faisant des allers-retours et repartent illico presto. D’aucuns auraient sollicité la transformation des dortoirs, inutilisables depuis toujours, en logements pour le directeur, le surveillant général, l’économe et le censeur, mais en vain. Le second problème soulevé par les parents d’élèves est celui du danger qui guette les élèves au réfectoire avec sa charpente menaçant ruine après avoir longtemps subi le poids des neiges hivernales. Le chauffage des salles de classe est également aléatoire, selon les parents d’élèves qui expliquent que le chauffage fonctionne toujours au gasoil alors que le gaz naturel est juste à quelques mètres, depuis 2012. Enfin, la situation de la classe de deuxième année secondaire, filière langues étrangères, est encore plus inquiétante selon ces parents. Déjà surchargée avec 45 élèves inscrits, soulignent-ils, elle devrait atteindre les 50 dans quelques jours. L’unique professeure de langue allemande aura fort à faire avec cette classe, elle qui fait la navette entre deux établissements pour compléter son volume horaire. Au technicum des frères Hanouti de Loudha, transformé en lycée d’enseignement général, la situation n’est guère meilleure. Cet établissement à, certes, reçu la nomination d’une nouvelle proviseure pour assurer la continuité et la stabilité, et obtenu la reconduction des enseignants vacataires, mais une nouvelle tension est provoquée par les emplois du temps qui n’auraient pas été revus. Ajoutez à cela, la suppression de la classe de langue étrangère qui a, à la fois, fait des mécontents et provoqué la surcharge des classes au lycée Mohand-Oulhadj où les élèves de cette classe ont été transférés.

KAMEL NATH OUKACI liberte-algerie

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